Arts islamiques
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Arts islamiques
Les cultures marquées par l'Islam ont développé une esthétique propre, communément appelée « arts de l'Islam », qui s'applique tant au domaine religieux qu’au profane. Cette unité esthétique s'appuie sur la calligraphie et les motifs ornementaux géométriques et floraux. Le mécénat des princes fut déterminant dans la production d’objets précieux et raffinés et le développement des techniques.
La calligraphie est un des attributs majeurs de l’art islamique. Pour les musulmans, l’arabe est une langue sacrée et sa transcription à l’écrit porte une symbolique forte. On la retrouve sur tous les supports, du livre à l’architecture en passant par la céramique, le verre, le textile…Mais la calligraphie a été très tôt codifiée. Le style le plus répandu reste le coufique, très développé dès le VIIIe siècle, utilisé pour copier le Coran. À partir de là vont se développer six grands styles, codifiés au XIIIe siècle, avec des variantes régionales. La calligraphie s’intègre progressivement dans les décors en mêlant des motifs végétaux, géométriques et même figuratifs : la calligraphie dite animée présente des petites têtes de personnages au bout des hampes des lettres. L’écriture arabe se stylise à l’extrême, devenant parfois un motif à part entière qui perd toute signification et devient illisible.
L’écriture arabe possède des qualités plastiques qui en font l’un des domaines privilégiés de la créativité. L’agencement des hampes verticales et des boucles, la possibilité de jouer sur la longueur des lignes, la hauteur des caractères et leur largeur leur permettent de moduler le rythme et la répétition des formes.
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Re: Arts islamiques
Du motif végétal à la géométrie : l’arabesque
L’arabesque, de l’italien arabesca, apparait comme une des caractéristiques de l’art islamique. Cet entrelacement végétal sinueux où s’enroulent tiges, feuilles et fleurs arrivent à créer un rythme, souvent répétitif, qui se démultiplie à l’infini. Les artistes transcrivent cette nature en la stylisant, les lignes s’épurent mais peuvent se peupler d’animaux, de calligraphie, voire de personnages. En regardant avec attention les œuvres d’art islamique, on se rend compte que la plupart des motifs s’inspirent de la nature, revisitée pour former des compositions géométriques extrêmement élaborées. Il faudra attendre le milieu du XVIe siècle pour que les artistes des grands Empires de l’Iran, de l’Inde et de la Turquie, ne transcrivent la flore avec un certain réalisme. Symbole de vie et de foisonnement, la nature évoque la munificence de la création divine.
Source : Institut du Monde Arabe de Paris. Octobre 2009.
L’arabesque, de l’italien arabesca, apparait comme une des caractéristiques de l’art islamique. Cet entrelacement végétal sinueux où s’enroulent tiges, feuilles et fleurs arrivent à créer un rythme, souvent répétitif, qui se démultiplie à l’infini. Les artistes transcrivent cette nature en la stylisant, les lignes s’épurent mais peuvent se peupler d’animaux, de calligraphie, voire de personnages. En regardant avec attention les œuvres d’art islamique, on se rend compte que la plupart des motifs s’inspirent de la nature, revisitée pour former des compositions géométriques extrêmement élaborées. Il faudra attendre le milieu du XVIe siècle pour que les artistes des grands Empires de l’Iran, de l’Inde et de la Turquie, ne transcrivent la flore avec un certain réalisme. Symbole de vie et de foisonnement, la nature évoque la munificence de la création divine.
Source : Institut du Monde Arabe de Paris. Octobre 2009.
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