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 N. e(s)t le Cinéma

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MessageSujet: N. e(s)t le Cinéma   Mar 21 Oct - 21:22

N. est N., pour moi elle est le cinéma. Non pas qu'elle soit une encyclopédie du septième art, ou une specialiste des travellings, du montage ou des techniques narratives. Non ce n'est pas Madame Cinéma. Ce n'est pas non plus un consommateur cinéphage, comme on en voit ces dernières années, féru de box office, de show biz et de films-événements. Non, du tout, N. porte en elle ce qu'il y a de mieux dans l'histoire du cinéma, son côté humain, cet attachement, à l'histoire, aux sentiments, à tout ce dont est porteur un film à l'aune de l'intelligence et de l'affectivité. Avec ce petit rien, aussi, qu' y trouve chacun de nous. En fait un peu de nous, à la jonction des autres, ce que nous avons en partage. J'adore le cinéma !
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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Jeu 23 Oct - 16:11

silent

C'était plutôt en philo study . Je chante sous le syllogisme ... What a Face
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MessageSujet: AL PACINO se confie   Mar 28 Oct - 22:57

Le 22 octobre, dans le cadre du Festival de Rome qui se tient jusqu'au 31 octobre, AL PACINO s'est confié pour la première fois à la presse. Extraits :

- BRANDO : Un mythe après Un Tramway nommé désir, il a complétement changé la façon de jouer pour toujours.

- L'Actors Studio : J'ai eu le privilège de fréqenter l'Actors dans les années 70 , les cours de mise en scène étaient donnés par ELIA KAZAN
L'essentiel de l'enseignement était d'essayer essayer encore essayer toujours jusqu'à parvenir au plus profond de soi-
meme et y découvrir des choses que nous igniorions et qui aident à découvrir la vérité d'un personnage.

- Le cinéma des 70 : Les films regardaient le monde et l'Amérique : cette époque est finie.
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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Lun 3 Nov - 12:16

Un de ses meilleurs films !!!

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Mar 4 Nov - 21:02

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Mar 25 Nov - 21:28

Lawrence d’Arabie de David LEAN

David LEAN a toujours aimé le spectacle avant LAWRENCE D’ARABIE, il avait déjà réalisé le PONT DE LA RIVIERE KWAI, incontournable film de l’histoire du cinéma, énorme succès aux qualités diverses. Des années plus tard j’ai admiré LA ROUTE DES INDES, LEAN demeurait un maitre du langage cinématographique, le spectacle intelligent était toujours là, dépaysement, scénario bien ficelé, jeu des acteurs encadré au plus près, de l'émotion, de l'humanisme ... bref du LEAN !
Je ne sais plus où j’avais vu LAWRENCE D’ARABIE pour la première fois, le film commençait par les images et le bruit off d’une moto sur la route …, mais c’était encore avec mon père. Il m’avait auparavant parlé du personnage historique, à l’occasion d’un livre consacré à LAWRENCE du biographe BENOIST-MECHIN qu’il m’avait demandé de lire.
Je n’aimais pas le personnage historique, je l’ai encore moins aimé sous les traits d’un acteur qui m’était antipathique, Peter O’TOOLE, mais j’ai aimé le film, malgré les clichés, j’en aimé le rythme, la lumière, les paysages, les scènes de bataille, le jeu fiévreux d’Omar SHARIF et la musique de Maurice JARRE.

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Mar 25 Nov - 21:43


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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Mer 10 Déc - 17:38

Alger au cinéma,de Pépé le Moko à Bab el oued city (extraits)
Par ABDOU B. in Revue La pensée de midi 97
Alger la blanche ne pouvait laisser indifférents les cinéastes, tant elle a du caractère et le talent nécessaire pour jouer de beaux rôles (...) La ville originelle classée patrimoine universel par l’UNESCO, la Casbah cité“indigène” ou “arabe” selon les labels coloniaux, a offert très tôt son décor original aux créateurs. Ruelles en escaliers, portes dérobées et terrasses-yeux sur la mer, s’imposent à des réalisateurs venus d’horizons divers.
En 1922, Louis Mercanton et René Hervil tournent à Alger Sarati le Terrible,d’après un roman de Jean Vignaud. Les recherches (...) montrent qu’il s’agit là de l’apologie du colonialisme etde l’affirmation que “les Arabes admirent la force et la craignent”. Plus tard, en1937, un réalisateur natif d’Alger, André Hugon, tournera un remake qui perd toute “saveur coloniale” puisque la majorité des séquences seront tournéesdans des studios parisiens.
On notera aussi, en 1925, "Betty gagne les 100 000 francs", film sans aucune prétention artistique qui fut réalisé à Alger.Ne serait-ce que pour ajouter une note d’exotisme, censée plaire aux specta-teurs, l’Algérie et Alger attirent les cinéastes, même si ce n’est que pourquelques plans. En 1926, d’après la nouvelle de Bernard Frank, Jacques Roberttourne En plongée, une histoire d’espionnage censée avoir pour cadre la Bre-tagne.L’attrait de la capitale et de ses environs sera “consacré” à partir de 1934 avec l’arrivée d’un réalisateur qui allait tout au long de sa carrière marquer le cinéma français. Julien Duvivier débarque avec une pléiade d’acteurs et de grandsmoyens pour tourner "Golgotha". Un décor représentant une Jérusalem sortie de la Bible est construit pour permettre à Jean Gabin, Robert Le Vigan, Harry Bauret Edwige Feuillère d’évoluer dans une évocation d’une partie de la vie de Jésus,à la gloire du christianisme. Mais pourquoi aller en terre d’islam pour faire unfilm “chrétien” ? Qualifiée par son propre réalisateur d’“obscur crime poli-tique”, l’œuvre n’est sans doute, dans la large panoplie de l’époque, qu’un argu-ment de plus pour marteler la “chrétienté” de l’Algérie. Le propos s’éclaire unpeu plus lorsqu’on apprend que le scénario est écrit par le chanoine Joseph Ray-mond, qui créa le Comité catholique du cinéma. C’est durant son séjour à Algerpour Golgotha que, sans doute, Julien Duvivier a l’idée de Pépé le Moko, aprèsavoir repéré les lieux et les bordels de la Casbah.Célébré et inscrit dans l’histoire du cinéma, Pépé le Moko (1937) est assurémentun film qui opère une rupture, toute relative, avec l’idéologie qui domine lecinéma colonial articulant sa démarche sur “l’œuvre bienfaitrice” de la colonisa-tion, sur la nécessité de “civiliser les indigènes” et, accessoirement, d’implanter
la religion catholique. Après "La Bandera" réalisé au Maroc (1935) avec le même Jean Gabin, Julien Duvivier tient à se démarquer du film d’inspiration religieuse qu’est Golgotha.
L’intérêt de Pépé le Moko réside dans ce “reflet du réel”, celui qui met ce filmdans la lignée du cinéma “réaliste”, plus que dans une impossible dénoncia-tion, ou une description du phénomène colonial.
Premier film de la veine“policière” à être tourné à Alger, Pépé le Moko étudie sans prendre de gants la descente vers la mort d’un gangster français qui se réfugie à Alger ; à partird’une histoire conventionnelle, celle d’un truand trahi par une “indigène”jalouse, prostituée de profession, et par un “mauvais” flic arabe. Avec ce film, Alger, essentiellement la Casbah, à travers ses quartiers mal famés, ceux destrafics et de la prostitution, fait irruption dans la fiction cinématographique parune architecture à nulle autre pareille et surtout par un “climat” que retrou-veront beaucoup plus tard Pontecorvo et Merzak Allouache. Jean Gabin et la Casbah sont sûrement pour beaucoup dans une œuvre qui propulsa Duvivierdans le trio gagnant du cinéma français de l’époque, avec Renoir et Carné. Sansoublier la musique composée par Mohamed Iguerbouchen.
Alger revient, la durée de quelques plans, dans un film américain sans importance : John Cromwell y tourne "Algiers" avec Charles Boyer, Hedy Lamarr, et encore pour la partition musicale, Iguerbouchen. Une grande production remet de nouveau Alger à l’honneur, sans pour autant tirer le voile sur la colonisation à quelques encablures de la grande déflagration de 1954 qui ébranlera, dans ses fondements, l’architecture du colonialisme.
En 1949, Jean Dreville arrive à Alger pour y réaliser "Le Grand Rendez-vous". Etant donné le thème même de l’œuvre, le débarquement américain à Alger, d’importants moyens et une impressionnante logistique sont mis à la disposition de la production.
Le scénario est écrit par Jacques Remy, officier des services secrets du général de Gaulle. Quant aux répliques, elles sont signées par un natif d’Alger, André Tabet. Du côté des Algériens, seuls des plans en extérieur signalaient leur existence. La ville est filmée, privée de ses habitants.Une architecture sans locataires, au seul profit de la fiction et des acteurs européens venus libérer l’Afrique du Nord.
(...)
La Casbah est de retour, en force, dans une fiction tournée par un cinéaste né à Alger. Maria Pilar (au cœur de la Casbah), de Pierre Cardinal tourné en 1951.
Maria Pilar, dans lequel joue un acteur algérien (Himoud Brahimi, dit Momo) que nous retrouverons dans le très beau "Tahia ya Didou" de Mohamed Zinet, est un mélodrame, une adaptation de Phèdre de Racine dans la vieille Casbah. Hélas, selon l’analyse de A. Megherbi, la médina dans ce film n’est qu’un “monde étrange, maléfique”.
Des images fugaces d’Alger sont montrées en 1953 dans un film italo-américain, Aventure à Alger, réalisé par Ray Euright avec Irène Papas, George Raft.Sans ambition et sans lendemain, le film laisse peu de traces.
Le dernier film de la période coloniale,"Les Oliviers de la justice", juste avant l’indépendance de l’Algérie,est tourné en 1962 par un Américain, James Blue. Outre le fait d’être le dernier, le film intègre une dizaine d’acteurs algériens.
(...).

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Dernière édition par Admin le Mer 10 Déc - 17:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Mer 10 Déc - 17:44

Suite
Alger au cinéma,de Pépé le Moko à Bab el oued city (extraits)
Par ABDOU B. in Revue La pensée de midi 97

Dès 1964, dans "Une si jeune paix", le réalisateur Jacques Charby filme Alger àtravers les cicatrices encore visibles de la guerre, les panneaux routiers et l’ar-chitecture de la ville qui renseignent à merveille, comme dans un instantanésur l’état de la capitale. La symbiose est parfaite entre les séquelles physiques et les traumatismes que vivent des enfants de chouhadas qui jouent à la guerre enopposant les locataires de deux centres d’accueil créés pour eux à l’indépendance. Le film reçoit le prix du Jeune Cinéma au festival de Moscou en 1965.
Les villas coloniales, les grands immeubles urbains de ce qui fut “la ville européenne” sont longuement filmés dans "La nuit a peur du soleil" de Mustapha Badie en 1965.
Cette grande fresque qui fut la première grosse production del ’Algérie indépendante retrace la genèse, le déroulement et la fin de la guerre de libération.
1966 permet enfin de voir la Casbah et tout Alger se déployer et jouer les rôles principaux dans une fiction de haute facture. "La Bataille d’Alger", produit parCasbah Films d’après le livre de Yacef Saadi, est une “reconstitution” de la fameuse bataille qui a opposé la guérilla urbaine du FLN aux parachutistes deMassu et Bigeard.
Réalisé par l’Italien Gillio Pontecorvo, cette fiction, qui n’est que le reflet artistique d’une féroce réalité, met en exergue le rôle déterminant joué par la configuration esthétique même de la Casbah, en tant qu’“allié objectif” des combattants du FLN. (...) Protectrice dela population et des militants anticolonialistes, la Casbah dans "La Bataille d’Alger" fait figure d’acteur principal, servie en noir et blanc par une magnifiqueimage signée Marcelle Gatti. En face, il y a l’ennemi, incarné par la “ville française” avec ses beaux immeubles blancs, ses commissariats et ses centresde torture. Encastrée dans le bas, la Casbah est dominée, vue d’en haut, à la jumelle, par les officiers français qui savent que la vieille ville ne livrera jamaistous ses secrets, ni le tracé de ses ruelles-veines qui irriguent tout Alger de sesréseaux clandestins. Le film fut couronné à Venise par le Lion d’or et le grandprix de la Critique internationale, en 1966.
Une autre grosse pointure italienne va planter sa caméra pour tourner le roman si dense et si controversé de l’écrivain Albert Camus (...) toute la mythologie qui parfume la relation de Camus avec l’Algérie connotent L’Etranger réalisé par Luchino Viscontien 1968.
Le film attire les regards sur Alger, décor évanescent pour une réflexion philosophique qui n’en finit pas de nourrir débats et polémiques.
Un film par excellence politique aura lui aussi Alger et certaines de ses infrastructures pour cadre, bien méditerranéen, celui d’un assassinat politique. Costa-Gavras, à partir d’un scénario de Jorge Semprun tiré du livre de Vassilis Vassilikos, retrace dans "Z", le meurtre d’un leader grec de gauche, le député Lambrakis.Le film obtiendra le prix spécial du Jury à Cannes (1969), un oscar à Los Angeles, et un oscar à Londres, en 1970.
Dans un film composé de trois volets autonomes, intitulé "Histoires de la révolution", un des courts métrages de fiction, La Bombe (1969), de Rabah Laradji,décrit un quartier “européen” et une jeune fille qui doit déposer une bombedans un bar pour venger son frère, tué par l’OAS.
Ce film fait suivre au spectateur le trajet qui sépare deux villes et les obstacles qui se dressent entre elles.Arrive alors Tahia ya Didou (1971), le seul film miracle de M. Zinet, un com-pagnon de Kateb Yacine et de M’hamed Issiakhem. La ville d’Alger ayant passéune commande pour la réalisation d’un documentaire vantant les charmesd’Alger, M. Zinet détourne le projet et en fait une fiction poétique (sans négliger les charmes de la ville) servie par une adaptation et un long poème de Himoud Brahimi (Momo) : "Si j’avais à choisir parmi les étoiles, pour comparerle soleil lui-même ne saurait éclipserla lumière du verbe que tu caches aucun lieu sacré, ni aucune capitale ne saurait réunir ce que chaque matinle lever du jour t’offre comme guirlande" Par ces vers récités sur une jetée par les flots arrosée, Momo annonce une desplus belles promenades dans Alger, à la suite d’un couple de touristes français.Il est utile de faire un synopsis du film pour mieux comprendre l’hommage rendu à Alger. Au hasard des promenades et des rencontres un couple detouristes français découvre Alger, évoquée par Momo, le chantre de la Casbah. Simon, accompagné de sa femme, reconnaît dans un bistrot un Algérien qu’il a autrefois torturé. L’homme le fixe. Pris de panique, Simon s’enfuit. Mohamed reste à sa table. Immobile, il est aveugle. (...)
En 1976, un autre coup de tonnerre perturbe le ciel du cinéma algérien. Avec Omar Gatlato, Merzak Allouache, enfant de la ville, fait évoluer ses personnages dans le centre-ville, au stade, à “Climat de France”, sur les hauteurs. L’enfermement des femmes, l’habitude des hommes à vivre en groupe, les petitescombines dans les rues d’Alger, tout en donnant au cinéma un film de qualité,font redécouvrir une ville où s’annoncent déjà les signes de la dégradationphysique, qui précèdent les plus grands désordres.
(...) (Au début des années 90) un film tente de retracer, à travers la fiction, les événements sanglants d’octobre 1988. Signé par Malik Lakhdar-Hamina, Automne, octobre à Alger décrit Alger prise dans un cycle de violences dont les traces sont encore visibles. Pour un premier film, le réalisateur fait preuve d’une bonne maîtrise en filmant les endroits et les chocs qui ont fait d’octobre une rupture qui continue d’agiter la société. En 1994, Bab-el-Oued City de M. Allouache met en exergue un “personnage”, présent depuis toujours et qui introduit la menace dans la cité. (...).
Abdou B.

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Mer 10 Déc - 21:56

"Mascarades" film algérien de Lyes SALEM sort en France
Interview du jeune cinéaste algérien Lyes SALEM
par Mathilde Degorce in Site Allociné. Mercredi 10 Décembre 2008

Après avoir rencontré un vif succès en Algérie, "Mascarades" sort ce 10 décembre en France. Rencontre avec Lyes Salem, un jeune acteur-réalisateur lauréat du César pour son court métrage "Cousines", et qui signe ici son premier long métrage

AlloCiné : Comment est née l'idée de votre film ?
Lyes Salem : C'est une pièce que j'ai montée quand j'étais au Conservatoire et qui ne m'a jamais vraiment quitté. Je savais que je voulais en faire un film. J'en ai gardé le noyau dur. Le thème principal, que j'évoque à travers les deux personnages principaux, Mounir et Khliffa, c'est le poids des traditions face à l'aspiration à plus de modernité. Et il y a bien sur le thème de l'amour. C'est une comédie de moeurs algérienne qui fonctionne sur les codes de la comédie romantique et de la comédie à l'italienne.

Pourquoi avoir choisi un ton humoristique ?
Ça me correspondait mieux à ce moment-là et c'est un ton qui correspond beaucoup plus à l'Algérie que la douleur dramatique, même si l'Algérie vit des heures difficiles. C'est une société où l'autodérision est très présente et donc on rit beaucoup de nos malheurs. J'avais aussi envie de rompre avec les sempiternels clichés : l'Algérie a le droit de faire un cinéma de genre. J'ai voulu faire du cinéma, pas de la chronique sociale.

Comment le film a-t-il été accueilli en Algérie ?
Il a très bien marché, même s'il a suscité beaucoup de débats, que ce soit dans la presse ou auprès du public... Car le film remet en question certains aspects de la société algérienne, notamment le sexe avant le mariage, les relations hommes-femmes... On s'en moque un peu et forcément ça provoque bon nombre de réactions.

Avez-vous souhaité grossir le trait ? C'est une comédie donc les choses sont un peu grossies. Il y a une part d'imagination, d'allégorie, de métaphore... Mais je ne pense pas que ce soit caricatural. Au contraire, je pense que le film évite les clichés.

Comment avez-vous choisi vos acteurs principaux?
Sara Reguigue, je l'ai rencontrée en faisant des castings à la Cinémathèque en Algérie : elle n'avait pas beaucoup d'expérience, mais ça a tout de suite collé. Mohamed Bouchaïb, c'est un comédien de télévision en Algérie. Au départ je n'étais pas convaincu par sa prestation, puis j'ai vite compris qu'il pourrait apporter une dimension nouvelle au personnage, quelque chose de comique, de burlesque qui n'était pas dans le scénario.

Le sens du titre "Mascarades" est il le même en français qu'en arabe ?
Oui, c'est un mot qui veut sensiblement dire la même chose, à ceci près que dans le mot français, il y a une notion de masque qui est très forte tandis que dans la traduction arabe, il y une notion de ridicule qui est plus présente que dans le mot français.

Comment en êtes-vous venu à la réalisation ?
Comme comédien, j'avais été parrainé par Canal Plus dans le cadre de leur opération "Talents". Un jour, je leur ai emprunté une caméra et j'ai commencé à faire des images et à élaborer une histoire dans ma tête. A coté de ça, j'avais écrit pour le théâtre un texte que j'ai adapté en court métrage. Au début, j'ai vraiment fait ça juste pour voir, je suis devenu réalisateur sans vraiment m'en apercevoir.

Que tirez-vous de cette expérience de premier long métrage ?
Une confiance en moi un peu plus importante. Grâce à Mascarades, je sais que j'ai des choses à dire et que je prends du plaisir à les dire.

Propos recueillis par Mathilde Degorce

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Ven 26 Déc - 1:51

Bonsoir à Jo avec cet article posthume de B. DIOP

" Dans le numéro spécial que la revue tunisienne Cinécrits avait consacré, en 2004, à Chahine venu présenter aux Journées Cinématographiques de Carthage Alexandrie …New York, le critique Tahar Chikhaoui reconnaissait que "Rarement cinéaste au monde, et encore moins dans le monde arabe, n'a porté aussi loin le cinéma comme un art de l'image en mouvement. Le montage est, on le sait, idéologique et/ou lyrique. Chez Chahine, il est la forme de l'expression du mouvement".

Le style de Youssef Chahine est extraordinaire en ce qu'il mélange plusieurs genres dans le même film. Il fait dans l'alliage des genres en ce qu'il mélange comédie musicale, drame et fait alterner plans fixes, champ contre champ et le sublime plan-séquence. A propos de son cinéma, Chahine disait : "Déjà on dit que mes films sont trop difficiles, alors que tout ce qu'on demande au spectateur, c'est un peu d'attention, de concentration… Mais si tu viens chez moi (ndlr : voir mes films), dis-toi que j'essaie de respecter ta tête. Écoute bien et tu ne quitteras pas le cinéma sans rien."

Chahine est né à Alexandrie en 1926 d'un père libanais et d'une mère égyptienne. Il fut très marqué par son enfance dans cette ville où il a appris à parler cinq langues. Formé aux États Unis où il a appris le cinéma, dès ses débuts dans les années 50, il prit l'option d'un cinéma personnel alors que dans son propre pays sévissait la toute puissance des films populaires où la danse et la musique constituaient les ingrédients majeurs. Ce fut une révolution qui se caractérise par l'introduction de récits parallèles, d'une nouvelle façon d'aborder le cadrage et ouvert la voie à un cinéma autobiographique à une génération de réalisateurs arabes. Youssef Chahine insistait sur le fait que son point de référence dans ses films, c'est la séquence finale. Il disait : "Je reviens en arrière, je me dis : est ce que cette séquence a un sens par rapport à tout le récit ? Oui ou non. Sinon, je la jette. C'est un travail de construction."


Chahine n'aimait pas employer le mot militant. Ses films confirmaient une liberté d'expression. "Je dois dire ce que je pense, dénoncer les mensonges." affirmait-il. Dans son film Le destin, il déclarait la guerre à l'intolérance. Son coproducteur Humbert Balsan décédé en 2005 soutenait dans Le film français (Cannes 1997) que "Chahine a le goût de l'indépendance, de la liberté, une capacité d'exprimer son point de vue dans un environnement très contraignant au niveau du discours politique, social et religieux."

Baba DIOP


Chahine est mort le 27 juillet 2008. Ces quelques lignes pour souvenir. Alexanderie pourquoi me revient ce soir en mémoire.



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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Lun 2 Fév - 16:44

Jean Luc Godard

Que dire de Jean Luc Godard ? L'entreprise est ardue puisque le réalisateur est peut-être la figure la plus complexe et la plus innovante du cinéma depuis plus de quarante ans. Complexe, car prolixe, expérimental, évolutif, toujours en avance et souvent métaphysique, tant au niveau du discours que de l'image.

Que l'on parle des premiers courts des années 50, de la période romanesque des années 60 (avec les films autour d'Anna Karina, de Brigitte Bardot, de Jean-Pierre Léaud et Jean-Paul Belmondo), de la période des années 70, partagées entre les années politiques (avec le groupe Dziga Vertov), et les années vidéo (souvent en collaboration avec sa compagne Anne-Marie Miéville), ou de celle des années 80 et 90, avec un retour aux films de cinéma à proprement parler, le travail de Godard a toujours gardé une même ligne directrice : celle de la recherche cinématographique, de l'art du fragment pour aller au delà de ce que le cinéma donne à voir.

Bien sûr, certains disent que la seule période godardienne s'apparentant au vrai cinéma (de " vrais " films avec des vraies histoires et des personnages psychologiquement palpables) reste celle des années 60. Néanmoins, à bien regarder, et même si évidemment, la dimension fictionnelle est plus facile à appréhender et plus proche du cinéma classique dans la première période godardienne, la démarche première du cinéaste est déjà là : l'accent mis sur chacune des composantes d'un film, à savoir l'image, le son, la parole. Parce que Godard ne s'arrête pas à un scénario (bien au contraire puisque le scénario est souvent chez lui évolutif et prend tout son sens dans le développement du film, du tournage jusqu'au montage). Son propos est au delà. Car son cinéma est toujours en quête de la vérité des choses et des êtres, comme l'illustre un dialogue du Grand escroc (1963) : " Pourquoi me filmez-vous comme ça ? "-" Je ne sais pas… parce que je cherche quelque chose de… la vérité ". C'est un peu comme s'il prenait chacun des éléments du film pour le disséquer, le maltraiter, l'utiliser à contre-courant pour lui donner un sens nouveau et appréhender l'essence cinématographique et humaine.

Il est ainsi assez difficile de rentrer dans un de ses films. Comme le dit justement Jacques Villeret : " Quand je vais voir son dernier film (Soigne ta droite), j'ai parfois du mal à suivre, j'ai l'impression de mal comprendre, je m'accroche, puis à la sortie, quand je me retrouve au bistrot ou au restaurant, j'ai tout à coup l'impression de vivre du Godard : cette scène c'est lui qui l'a faite. Je trouve que dans la vie, on vit souvent du Godard ". Parce que Godard reste difficile à décrypter immédiatement, dans une première approche. Le réalisateur ne peut pas montrer par une simple fiction des éléments simples de la vie : il passe la plupart du temps par des ellipses savantes qui peuvent sembler sibyllines. C'est ainsi qu'il lui faut Fritz Lang et l'Odyssée pour filmer une femme qui en vient à mépriser son mari (Le Mépris), l'intervention de Dieu et d'une pléiade de personnages pour parler de l'intimité d'un homme et d'une femme (Hélas pour moi) ou la Résistance et les usines Renault à Billancourt pour montre les quatre âges de l'amour (Eloge de l'amour).
Il faut souvent plusieurs lectures (comme plusieurs écoutes pour apprécier un morceau de musique dans sa globalité) ou une concentration intense pour parvenir à capter le sens de ses films et à en mesurer toute leur portée. En revanche, lorsque c'est chose faite, l'empreinte poétique et essentielle laissée par le réalisateur et ses films est indélébile.


Laurence in Ecrannoir.fr

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Sam 7 Mar - 13:28

Je voudrais parler d'un genre que j'aime beaucoup et qui est celui de la comédie. C'est un genre qui reprend en fait une propension de l'homme celle de rire et de faire. C'est une volonté de manifestation de la joie, de rendre heureux, d'éprouver du plaisir.
La comédie en tant qu'art théatral existe depuis l'Antiquité, elle est reprise en Occident dans la renaissance, on la retrouve dans toutes les sociétés sous diverses formes. Dans le monde arabo-islamique les garagouzes, les noukates et autres sont des formes de comédie. Le cinéma via le music-hall a repris cette longue tradition, au point où, si mes souvenirs sont bons, la première oeuvre cinématographique fut une petite comédie "L'arroseur arrosé". La comédie fut, je pense, par sa popularité, le premier genre du cinéma muet. Avec les Charlie Chaplin, Buster Keaton et Harold Llyod. Mais c'est sans conteste Charlot/Chaplin qui fut adopté universellement comme le premier archétype, à mon avis, du personnage de cinéma et universellement. Charlot fut adopté universellement, dans la société algérienne il connut un succès sans égal, au point où il y fut aussi célébre que Djeha. Une chansonnette en dialectal populaire consacre cette proximité avec les Algériens "Charlot hkam el farkh outarlou". Charlot est le pauvre qui se moque des riches, c'est le deshérité qui se moque de l'ordre établi. Charlot c'est le vagabond, l'exclu, celui que le policier surveille et que les enfants,
en revanche adorent. Charlot dénonce à sa manière l'injustice sociale et la société bien pensante.
Plus tard Chaplin, dénoncera aussi la dictature totalitariste et belliqueuse, dans Le Dictateur et la deshumanisation du monde, qui se poursuit jusqu'à aujourd'hui, dans Les Temps modernes.

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Jeu 30 Avr - 23:22

Monde sans gueules

A regarder les acteurs d’aujourd’hui, d’Hollywood à Bombay, en passant par le Caire, Séoul et tous les lieux du monde où se fait le cinéma, on mesure combien les canons de l’esthétique humaine ont changé et notamment ceux des acteurs masculins. Où sont donc passées les belles gueules qui donnaient à un film du caractère, de la véracité, du relief pour ainsi dire ? Ces visages burinés par la vie, taillés par les épreuves, marqués du sceau d’une expression qui faisait qu’un relèvement infime de sourcil suffisait à produire un langage.

Même Abdelhalim Hafez, qui représentait le glamour dans ses rôles d’amoureux transi, avait une face qui dégageait quelque chose de viril. Où trouver un Michel Simon qui était carrément laid mais d’une laideur attirante et significative ? Aujourd’hui, pour jouer Quasimodo, il faut recourir à des trésors de maquillage sinon d’effets spéciaux. Où trouver un Gabin capable de jouer La Bête humaine de Zola en cheminot dur ou Les misérables de Victor Hugo, en Jean Valjean plus que crédible ? Où trouver un Kirk Douglas avec son menton à fossette, un Jack Palance, un Yul Brunner, un Klaus Kinski et tant d’autres visages qui furent les icônes d’un cinéma qui sentait encore la vie, la fureur et l’épopée ? Dans la galerie, Clint Eastwood fait figure de dernier des Mohicans.
La série des James Bond montre bien la déclinaison qui s’est produite au fil des décennies. Nous sommes passés de Sean Connery, incarnation magnifique du personnage, à Roger Moore, déjà plus policé, au troisième qui ressemble à un vendeur d’ordinateurs.

Nous n’irons pas jusqu’à qualifier les acteurs actuels de mauviettes mais nous vous laisserons apprécier. Peut-être cela est-il dû au fait que les écoles d’acteurs ont pris le pas sur l’école de la vie ? Peut-être aussi parce que le cinéma va beaucoup moins dans les univers où l’on a mal et soif et faim ? Peut-être aussi parce que le cinéma a établi des connections avec la publicité et qu’il faut des acteurs capables de vendre des babioles ? Sans doute aussi parce que les progrès de l’alimentation et de la médecine ont produit un nouveau prototype humain ? Oui, voilà une explication plausible, à part qu’en entendant des nouvelles sur la vache folle, la grippe aviaire, la grippe porcine et que sait-on encore, on s’interroge sur l’évolution de l’être humain et, en attendant, on se plaint de voir des films avec des gueules d’ange.


Par Ameziane Ferhani El Watan 30/04/2009

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Ven 1 Mai - 16:23

N. Kidman chez W. Allen

L'actrice vient en effet de rejoindre Antonio Banderas, Josh Brolin, Anthony Hopkins, Freida Pinto et Naomi Watts, têtes d'affiche du prochain film encore sans titre de Woody Allen.
La distribution de Whatever Works, le précédent opus du cinéaste, débutera le 9 juin prochain.

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Sam 2 Mai - 20:01

A propos de l'ETRANGER, le film que Luchino VISCONTI réalisera en 1967 à partir du célèbre récit d'Albert CAMUS.




Ce recueil de textes est extrait du Dossier de presse de la filmographie viscontienne, paru dans la revue Cinéma 76, numéro 211.

" Je veux exactement ce qu'il y a dans la page; ce qu'il y a dans les lignes et entre les lignes. C'est ça qu'il faut arriver à faire. Je voudrais que ce soit vraiment un travail à la recherche de la vérité de Camus, mais sans la prétention d'écrire un scénario en disant: il fait ça, un tramway passe etc... Ca, c'est ridicule."
Luchino Visconti

Un échec total. ce n'est ni Camus ni Visconti; le cinéaste a fait un contre-sens complet sur le livre et, en trahissantl'écrivain, il s'est trahi lui-même, dans un film indigne de lui.
(cinéma 67 n°120)

De la chaleur et la lumiére, Visconti a voulu faire, autant que de son héros, le centre de son film. L'imposer physiquement au spectateur constituait le seul moyen, en effet, d'amener le spectateur en sympathie avec un personnage dont la conscience est dominée par les sensations. Or Visonti a quelque mal à bonne fin sa tentative: dans le car qui le conduit â l'hospice, dérrière le corbillard ou dans les rues d'Alger, l'abondante transpiration de Mastroianni renseigne lourdement sur le climat mais ne le rend jamais présent. Seule la scène sur la plage est l'exception heureuse.
(René Gardiès. La Revue du Cinéma n°237)

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Lun 18 Mai - 1:21

Ce soir j ai regardé un beau documentaire sur Philipe Noiret ce colosse du cinéma français, que j ai connu a travers le film les ripoux ou il interprète, comme son titre l indique, un ripoux. L’inspecteur René (Philipe Noiret) va transmettre son expérience a François (Thierry Lhermitte) son coéquipier, ou son apprenti, ce dernier sortant fraichement de l’école de police va découvrir ce qu’est réellement le métier de policier, très vite l’élève dépasse le maitre et devient plus ripoux que ripoux.J apprends aussi qu’il avait eu un rôle dans un film réalisé par Hitchcock, « l’étau » en 1969, j’aimerais bien voir ce film. Il s’avère être un homme mélancolique, d’une extrême pudeur, il aime la solitude, les chevaux, selon les dires de sa femme, la comédienne Monique Chaumette, Philipe Noiret était un homme oisif, qui n’aimait rien faire, en dehors des tournages.

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MessageSujet: Re: N. e(s)t le Cinéma   Lun 18 Mai - 10:54

Moussa HADDAD


Né à Alger en 1937, HADDAD travailla comme assistant à la télévision française (I'ORTF), puis, de retour en Algérie, il travailla pour la société de production privée Casbah Films comme assistant-réalisateur sur La bataille d'Alger (1966) de Gillo PONTECORVO et L'étranger (1967) de Luchino VISCONTI, et comme co-réalisateur avec Enzo PERI sur Trois fusils contre César (1967). Il ne réalisa qu'un seul film pour I'ONCIC : une comédie intitulée Les vacances de l'inspecteur Tahar / 'Utlat al-Mufattich Tahar (1973). Par contre, ses travaux pour la RTA furent nombreux : El fidaiyioune (1970), Auprès du peuplier / Min qurb al-saf-saf (1972), Les enfants de novembre (1975), Une cigarette pour Ali. Hassan Terro au maquis (1978), Le défi (1981), Libération (1982). Présenté dans quelques festivals étrangers, son film le plus célèbre, Auprès du peuplier, constitue l'un des films de référence de la nouvelle vague cinématographique du début des années 70 qui consacra la révolution agraire algérienne.

Moussa Haddad reste l'un des cinéastes algériens les moins conventionnels. Souvent à contre-courant des thémes dominants,il sait contourner la grandiloquence des discours pour maintenir sa caméra à hauteur d'homme avec un penchant net pour les enfants. Il reste aussi l'un des rares à pouvoir mettre en scène des femmes, ni mères, ni mégères, et le portrait qu'il en fait dans Le défi (1980) est juste et sensible. Il est le cinéaste de la tendresse, d'une certaine forme de candeur (Une cigarette pour Ali, Les enfants de Novembre, 1975).

Quelques films de Moussa Haddad

* Les Vacances de l'inspecteur Tahar (1972)
* Hassan Terro au maquis (1978)
* Libération (1982)
* l'inspercteut taher (c'est le plus célèbre de ses films)

Assistant réalisation (longs métrages)

* La Bataille d'Alger La Battaglia di Algeri (1965)
L'étranger (1967) de Luchino VISCONTI (assistant)

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