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 L'eau dans le Coran

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MessageSujet: L'eau dans le Coran   Mar 22 Fév - 15:35

L'eau dans le Coran : symbolique et fondements d'une culture de l'eau
Par Mohamed Larbi Bouguerra

Extraits d'une étude publiée par l'Institut Veolia Environnement (http://www.institut.veolia.org/fr/cahiers/symbolique-eau/larbi-bouguerra.aspx)


Le Coran est le Livre par excellence, Al Kitab, paroles de Dieu transmises au Prophète Muhammed par l'archange Gabriel. Il compte 114 sourates ou chapitres d'inégale longueur. Chaque sourate est composée de versets (ayât ou signes de Dieu).

Pour le Coran, l'eau est l'élément essentiel de la Création et il y revient si souvent - 63 fois - que certains vont jusqu'à parler de « l'obsession » ou de « l'ensorcellement » du Livre Saint pour cet élément.

Dans la culture arabe, cet immense intérêt du texte sacré pour l'eau n'a rien d'étonnant. En effet, dans son fameux traité « L'eau dans la pensée islamique et la littérature arabe », le Professeur Muhammed bin Abdulaziz écrit :« Il suffira de dire que les Arabes lui vouent une telle passion et placent tant d'espoir dans sa survenue, qu'on a pu à bon droit les qualifier de « fils de l'eau du ciel ». Chez les Arabo-Musulmans, la meilleure chose qu'on puisse souhaiter à celui dont on attend une faveur, c'est que « Dieu l'abreuve ». Pensant à des jours de bonne entente et de quiétude, où les âmes trouvent la sérénité, ils les qualifieront de masqa Allah, c'est-à-dire « irriguées par Dieu.»

Même ceux qui, au début de l'Islam, traitaient Muhammed d'imposteur, le mettaient au défi de réaliser des miracles en rapport avec l'eau !

« Nous ne te croirons pas, à moins que tu ne fasses jaillir de la terre une source d'eau vive ;ou à moins que tu n'aies un jardin planté de palmiers et de vignes, et que tu fasses jaillir des torrents au milieu de ce jardin(51) » (Sourate Les Fils d'Israël, v. 92 - 95). Ce qui, bien évidemment, n'est pas sans rappeler la Bible quand l'Eternel ordonne à Moïse : « Passe devant le peuple et prends avec toi les anciens d'Israël ; prends aussi dans ta main ta verge avec laquelle tu as frappé le fleuve, et marche ! Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d'Horeb ; tu frapperas le rocher, il en sortira de l'eau et le peuple boira. Et Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d'Israël » (Exode, 17, 5 - 6). La Bible, de son côté, traite très souvent de l'eau (Lévitique, Genèse I et II) tant au sens propre que métaphorique : elle y est « créature de Dieu » et « bienfait divin » mais son absence empêche les fidèles de remplir leurs obligations d'une part et elle apporte dans son sillage, d'autre part, sécheresse et désolation.

(51) Nous avons utilisé deux traductions du Coran : celle de Muhammad Hamidullah (avec la collaboration de Michel Leturny), Club français du livre, Paris, 1959 et celle de Jacques Berque, Sindbad, Paris, 1990. Nous avons toujours opté pour la version la plus parlante pour le lecteur francophone, loin de toute érudition ou spécialisation.

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MessageSujet: Re: L'eau dans le Coran   Mar 22 Fév - 15:39

L'eau dans le Coran

Le Coran ne manque pas d'évoquer le Déluge. Dans la sourate Qui s'avère, v. 11, il dit : « Quand l'eau se rebellait, Nous vous avons chargés sur l'Arche » et il ajoute, dans la sourate Les Redans (v. 64) : « Nous le sauvâmes lui [Noé] et ses compagnons de l'Arche, et Nous engloutîmes ceux qui ont démenti Nos signes » et enfin dans celle de Hûd (v. 44) : « Et il fut dit : « Terre, ravale tes eaux, et toi, ciel, te dégage ! » L'eau baissa... L'arche s'installa sur le mont Jûdi ».

Le Livre saint affirme que l'eau est, de par la volonté divine, l'unique base de l'apparition de la Vie : « A partir de l'eau, Nous avons constitué toute chose vivante » (Sourate des Prophètes, v. 30).

La relation coranique de la formation du Cosmos met fortement l'accent sur l'eau comme le montrent d'autres versets de la sourate précédente qui énumère, d'un côté, le ciel, la terre, la lune, le soleil, la nuit, le jour... comme facteurs naturels de la constitution de l'Univers et de l'autre côté, un seul et unique élément pour y insuffler la vie : l'eau.

Cependant, le Coran affirme aussitôt que l'eau remplit de vie tout l'Univers inanimé : « C'est Lui qui a créé les cieux et la terre en un laps de six jours tandis que Son Trône surplombait les eaux ». Pour certains exégètes(52), cela signifie en effet que le ciel et la terre ont pour origine l'eau et qu'Allah en a tiré les éléments naturels ainsi que les êtres vivants. L'eau n'est pas absente des pierres et des roches. Ainsi, la sourate La Vache (v. 73- 74) énonce : « ...Car il est de la nature de la pierre que des ruisseaux en fusent, de sa nature qu'elle se fissure et qu'en sorte de l'eau, de sa nature qu'elle dévale, et cela par crainte de Dieu ». Le Coran apprend en outre que « Dieu a créé toute bête à partir de l'eau. Les unes se déplacent sur le ventre, d'autres marchent sur deux pieds et d'autres sur quatre. Dieu crée ce qu'Il veut. Il est Omnipotent » (Sourate La Lumière, v. 45). Ainsi, toute vie sur terre est redevable de son existence à l'élément liquide : « Parmi Ses Signes, ... [ faire] descendre du ciel une eau dont Il vivifie la terre après qu'elle soit morte » (Sourate Rome, v. 24). Cette propriété vivifiante de l'eau se retrouve dans maints versets : « Et c'est lui qui envoie les vents comme une annonce de Sa miséricorde. Et Nous faisons descendre du ciel une eau de pureté pour en faire revivre une terre morte et en abreuver parmi Notre création gens et troupeaux par multitudes entre eux. Nous la modulons afin qu'ils méditent(53) » ou encore « Nous faisons descendre du ciel une eau de bénédiction, pour en faire pousser des vergers et le grain de la moisson... Par elle, Nous avons donné vie à une contrée morte. Ainsi, la Résurrection ».

La relation coranique de la Création est bien naturellement couronnée par celle de l'être humain comme le confirme le verset 54 de la sourate Le Critère :« Lui qui de l'eau a créé l'homme, puis l'institua par l'alliance et la consanguinité ».

Dante Caponera estime que, pour le Coran : « Après l'Humanité, l'eau est la plus précieuse création de Dieu(54) » et, de fait, l'eau est, dans le Livre saint, au service de l'humain : « C'est Dieu qui a créé les cieux et la terre et fait descendre du ciel une eau dont il tire certains fruits pour votre attribution, met à votre service les bateaux pour courir la mer avec Sa permission, à votre service des rivières... ».

Dieu met à la disposition de l'homme, grâce à l'eau, les plantes : « ...Lui qui a fait pour vous de la terre un berceau, pour vous, y a pratiqué des chemins, et du ciel, fait descendre de l'eau, dont Nous tirons tant d'espèces de plantes » (Sourate Taha, v. 53) ou encore « après quoi, la terre, Il aplanit ; en fit sortir son eau, son pâquis (ou pâturage) ».(Sourate Celles qui tirent, v. 31)

Jacques Berque montre que la sourate L'arrivant du soir - dans laquelle le v. 6 appelle l'homme à l'humilité(55) :

« Que l'homme considère d'où il est créé, Il est créé d'une giclée d'eau (d'un jaillissement de liquide) » - exprime en fait, avec l'évocation de la pluie, le caractère cyclique de la nature et la résurrection et Berque de s'exclamer : « Admirable évocation qui se complète par celle du retour annuel de la végétation » au verset 12.Végétation vitale pour l'entretien du cheptel du bédouin arabe et singulièrement pour ses chameaux.

Etant donné ce rôle éminent, dans le Coran, cet élément est béni, doué de propriétés purificatrices pour son rôle dans l'épanouissement de toute existence et sacralisé : « ...Lors Il vous couvre d'une torpeur, sécurité de Lui venue, fait descendre sur vous l'eau du ciel pour vous en purifier, dissiper sur vous la souillure de Satan, ceindre votre coeur, affermir vos pieds(56) » (Le Butin, v. 11) ou encore comme le répète la sourate Qâf, v.9 :

« Nous faisons descendre du ciel une eau de bénédiction, pour en faire pousser des vergers et le grain de la moisson

Les palmiers aux longs fûts dont les spathes s'étagent

En attribution à Nos adorateurs, et pour en faire revivre un pays mort »

Donc, pour le Coran, l'eau est symbole de vie. Son absence ou sa rareté signifient généralement un arrêt de mort. Le Livre saint de l'Islam multiplie les évocations sur ces thèmes : « Ainsi Dieu fait-Il descendre du ciel sur la terre une eau pour l'en faire revivre après qu'elle sera morte » (Sourate les Abeilles, v. 65) ou encore :« Ainsi vois-tu la terre languir, et quand Nous faisons descendre de l'eau sur elle, s'émouvoir, gonfler, faire pousser un peu de chaque merveilleuse espèce » (Sourate Le Pèlerinage, v. 5).


Entre la vie et la mort, l'eau peut procurer non seulement la prospérité, la richesse et l'opulence mais elle peut aussi provoquer des malheurs si d'aventure on l'utilise ou on la gère à mauvais escient ou si on ne rend pas grâce à Dieu pour ses bontés : ainsi la sourate La Caverne (v. 40-41) met en garde :« Il se peut que mon Seigneur me donne un jour mieux que ton jardin...ou que son eau descende si profond que tu ne puisses plus la retrouver sans que tes supplications n'y puissent rien » et la sourate La Royauté (v. 30) est encore plus explicite : « Dis : Qu'opinez vous ? Si votre eau s'abîme un beau matin, qui donc vous pourvoira d'une eau à fleur de sol ? ».

La métaphore procède du contraste entre l'eau d'un puits disparaissant dans quelque crevasse et l'eau jaillissant à fleur de sol, contraste vécu parfois dramatiquement par certaines civilisations(57). Pour Jacques Berque, il y a dans ce verset une allusion possible à la sécheresse qui frappa La Mecque aussitôt après l'Hégire (16 juillet 622) quand le prophète, pour échapper aux persécutions et à l'assassinat dut fuir, avec les premiers fidèles, à Médine.

Pour le texte coranique, la vie est inconcevable sans eau car, outre ses fonctions vitales, essentielles pour les plantes, les animaux et les humains, Dieu nous a entourés de beautés naturelles matérialisées par les fleuves, les montagnes couronnées de neige, la mer et ses rivages et la sourate Le Tonnerre (v. 3 et 17) d'expliciter : « C'est Lui qui a étendu la terre, y disposa montagnes et fleuves et toute sorte de fruits... C'est Lui qui du ciel fait descendre l'eau, et les vallées s'inondent à la mesure de leur capacité et l'inondation charrie une écume flottante ».

Radhouane Essaïèd, professeur de philosophie islamique à l'Université libanaise relève que, dans le Coran, lors de la description des mers, des fleuves et des plans d'eau, on ne décèle aucune crainte relativement à la désertification, à la pénurie d'eau ou de la vie en milieu aride. L'eau est une des bontés de Dieu. En conséquence, sa rareté ne saurait être qu'un signe de la colère divine, une conséquence de sa mauvaise gestion par les hommes ou de leurs projets mal conçus car Dieu a tout créé avec mesure, sans excès mais également sans parcimonie : « Et Nous avons fait descendre du ciel de l'eau avec mesure. Puis Nous l'avons installée sur la terre, cependant que Nous sommes capables de la faire disparaître...Nous avons par elle produit pour vous des jardins de dattiers et de vignes, où il y a pour vous beaucoup de fruits... » (Sourate Les Croyants, V.18).Aujourd'hui encore, en Terre d'Islam - comme chez les juifs - en cas de sécheresse persistante, des prières sont dites et parfois, comme en Tunisie ou en Algérie ces dernières années, les autorités elles-mêmes en prennent l'initiative(58). Dans l'Arabie antéislamique déjà, en période de sécheresse, on faisait des sacrifices à la déesse de la pluie Manât, à la Mecque.

Le Coran, dit Essaïèd, appelle à la bonne gouvernance de l'eau et au partage équitable de la ressource quand il dit : « Annonce leur que l'eau est entre eux divisée, chaque ayant droit se présentant(59) » (Sourate La Lune, v. 28).

Pour le Coran, la marque suprême des faveurs divines, dans ce bas monde, se manifeste dans la pluie et les eaux de rivières. Mais Dieu punit les mécréants « en détruisant leurs puits » (Sourate Le Pèlerinage, v. 45). Châtiment bien grave car, dans le désert, les points d'eau sont éloignés les uns des autres et manquer d'eau, dans cet environnement aride, est souvent fatal.

(52) Voir par exemple, Radhouane Essaïèd, Bada'el (Beyrouth), n° 2, Automne 2004, p.28 - 29.

(53) Pour Hamidullah, « le vent annonce la pluie laquelle est, en pays sec ou aride, l'une des plus manifestes manifestations de la miséricorde divine.» Ainsi, dans la sourate Les Fourmis (v. 63), il est encore question du vent : « Celui qui envoie les vents comme une bonne annonce.» Mais comme les mécréants ne remercient pas pour les bontés divines comme la pluie, Allah les châtie : « Et si Nous envoyons un vent puis qu'ils voient tout jaunir, après cela, ils demeurent bien ingrats.» (Sourate Rome, v. 51).

(54) « Water management in Islam », edited by Naser Faruqui, Asit K. Biswas and Murad Bino, United Nations University Press, Tokyo,2001.

(55) Ce type de rappel se retrouve encore dans la sourate l'Envoi, v. 20 ainsi que la sourate Le Pèlerinage, v. 5.

(56) Pour Hamidullah, le Coran fait allusion à la fameuse bataille de Badr (an 2 de l'Hégire, 623), victoire décisive pour la nouvelle foi et au cours de laquelle il plut.Le camp musulman étant sur du sable, celui -ci devint plus ferme (évitant ainsi la poussière au cours du combat) et celui de l'ennemi Qoraychite étant sur un sol plutôt argileux devint boueux, gênant les fantassins et la cavalerie.

(57) Le terme ma'ïn utilisé dans ce verset et signifiant « jaillissant à fleur de sol » reparaît dans le Coran dit Berque à propos de Jésus (Sourate Les Croyants, v. 50). Il faut signaler ici la richesse inouïe de la langue arabe quant au vocabulaire relatif à l'eau, aux puits, aux nuages...Le poète palestinien Mahmoud Darwich a recensé pas moins de 110 vocables pour dire « eau » en arabe (Mahmoud Darwich, « Mémoire...pour l'oubli », Organisation arabe pour les études et l'édition, Beyrouth, 1990, p. 46 - 47).En hébreu, l'eau qui se dit maïm est du féminin pluriel.

(58) Mais à Istanbul - frappé en 1994 par une sécheresse exceptionnelle - on a assisté à un vif débat entre partisans de « la pluie religieuse » et ceux de « la pluie scientifique », cette dernière étant provoquée par ensemencement des nuages par des cristaux de nitrate d'argent.(Musa Akdemir, « Istanbul assoiffé implore les cieux », Libération,11 juillet 1994, p.15)

(59) La traduction de Hamidullah est un peu différente de celle de Berque : « Et informe-les que l'eau est à partager entre eux, oui, chacun son tour de boire. » Cet auteur ajoute : « Dans la tradition islamique, chacune des Douze Tribus a son passage comme elle a sa source d'eau au désert.»

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MessageSujet: Re: L'eau dans le Coran   Mar 22 Fév - 15:41

L'eau et la Vie Eternelle

Pour le Coran, il y a bien évidemment la vie sur terre mais il y a aussi l'Au-delà. Là encore, l'eau est la meilleure récompense que Dieu fait aux croyants et à ceux qui ont fait des oeuvres pies au cours de cet éphémère passage sur terre qu'est la vie pour tout adepte du message de Muhammed. C'est par dizaines que le Coran réitère des expressions comme « des paradis sous lesquels l'eau court » ou « les eaux vives et courantes » promises aux bons musulmans sous « l'ombre étendue des arbres du paradis » ; la sourate La Vache (v. 25) intime cet ordre au prophète : « Et annonce à ceux qui ont cru et fait oeuvres bonnes qu'il y a pour eux, oui, des Jardins sous quoi coulent des ruisseaux ». On retrouve quasiment les mêmes mots dans le v. 85 de la sourate Le Plateau Servi : « Dieu donc les récompense...en Jardin du Paradis sous quoi coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement ».

Pour Hamidullah, traducteur du Coran, ces expressions graphiques semblent destinées à rappeler aux Bédouins de l'Arabie désertique les côteaux de la Syrie, avec leurs verdoyants jardins fruitiers sous lesquels jaillissent les sources en petits ruisseaux, l'idéal, en somme, pour un habitant des étendues arides de l'Arabie. L'Evangile selon Saint Luc (XX, 30) ainsi que les écrits d'Ephraïm le Syrien (vers l'an 365), ajoute le traducteur, énumèrent également, les plaisirs indescriptibles du Paradis en des termes terrestres.

Au Paradis, les bienheureux boivent « une coupe d'eau de source » et « n'en seront jamais plus privés. » Le texte coranique utilise le terme arabe de ma'ïn (voir note 7) pour « eau qui coule à la surface », vrai délice, ajoute Hamidullah, pour qui n'a connu que l'eau amère des puits profonds des déserts, souvent saumâtre, ferrugineuse ou trop chargée en sels. De plus, la sourate En rangs, (v.45 à 47) annonce aux bienheureux que Dieu les dispensera « des longues courses » pour aller chercher cette eau d'un point d'eau lointain sous le soleil brûlant du désert. Du reste, au paradis, une source porte le nom de Salsabil, mot composé de salas (marche facile et aisée) et sabil 60 (sentier), c'est-à-dire eau coulante et agréable et une autre celui de Tasnîm, ce qui signifie source à l'eau abondante ; de plus, un des ruisseaux du paradis répond au nom de Khawthar (nectar en arabe). Dans la sourate Taha, v. 119, pour mettre en garde Adam contre les ruses de Satan, Dieu lui assure qu'au paradis : « Tu n'y auras soif, ni ne souffriras des rayons du soleil montant ». On notera que le paradis est parcouru par des fleuves et des rivières(61) et non par des mers car le fleuve est symbole de vie tandis que les mers, tout comme les déserts, dit le romancier égyptien Gamal Ghitany, « sont des étendues infinies, et prennent à travers cette infinitude une signification et une symbolique communes, dans laquelle se rejoignent pour une fois la terre et la mer ».


On notera que le Coran consacre la sourate Saba au sud-ouest du Yémen. Cette contrée - Arabia Eudaimon, « la prospère Arabie », que cite Dionysos parmi les pays lointains qu'il a visités d'après Euripide - a frappé les esprits des Bédouins par sa riche et verte végétation ainsi que par son opulence car, bien avant l'ère chrétienne, on y pratiquait l'irrigation, et on y avait construit non seulement des digues mais aussi le fameux « barrage » de Mareb, évoqué dans la littérature arabe antéislamique. L'inondation du « barrage » est citée dans le v. 16 de cette sourate : « Nous déchaînâmes sur eux le flux de'Arim, leur remplaçâmes leurs deux jardins par deux jardins offrant pour toute nourriture des épineux, des tamaris, de rares jujubiers sauvages ». Il semblerait que la première destruction de ce « barrage » se situe vers 750 avant J.C. et une autre serait un peu antérieure à l'apparition de l'Islam. L'ouvrage aura fonctionné 1500 ans environ et permis d'irriguer près de dix mille hectares soit de quoi nourrir 50 000 personnes, chiffre considérable pour l'époque62, ce qui explique l'intérêt du Coran pour cette réalisation hydraulique, unique dans son genre, dans la péninsule arabique.

Rien n'est plus agréable à Dieu que l'offrande d'eau à son prochain - fut-il un ennemi et la châria - terme qui, à l'origine, hasard ô combien instructif, signifiait « loi de l'eau » - a institué « haq al shafa » (shirb) ou « droit d'étancher sa soif » pour tout un chacun. L'immense valeur attribuée au fait de donner de l'eau à une créature quelconque est reflétée par ce hadîth(63) rapporté par Al Bukhari(64) :« Dieu a accordé son pardon à une prostituée parce que, passant devant un chien sur le point de mourir de soif, elle retira sa chaussure et la nouant avec son couvre-chef, tira un peu d'eau d'un puits pour désaltérer l'animal. Dieu lui octroya son pardon pour cette action ».

Le Coran souligne aussi l'ambivalence de l'eau qui peut aussi détruire - par exemple au moyen de pluies torrentielles, de grêle ou d'inondations - et permettre de châtier les mécréants. Ainsi, la sourate Les Bestiaux, v. 70 annonce au prophète : « Laisse ceux qui prennent leur religion pour jeu, amusement et sont trompés par la vie présente... A eux, breuvage d'eau bouillante et châtiment douloureux pour avoir mécru ». Chez les Arabes païens en effet, on torturait à l'eau bouillante. De même, la sourate Les Poètes, v. 173, rapporte que Dieu châtie les peuples mécréants au moyen de précipitations catastrophiques : « Et Nous fîmes sur eux pleuvoir une pluie. Et quelle mauvaise pluie, pour ceux qu'on avait avertis ! ». Les biographes de Muhammed relèvent que, en 605, le prophète, alors âgé de 35 ans, avait vécu la destruction de la Kaâba par un incendie suivi de pluies torrentielles.

(60) Accomplissant le pèlerinage en 808, Zubaïda, l'épouse du grand calife abbasside Haroun Al-Rachid a été touchée par les difficultés que rencontraient les pèlerins pour se procurer de l'eau. Elle ordonna alors la construction, sur ses deniers propres, d'un canal pour amener l'eau d'Aïn Hanin à la Mecque. Fait intéressant à noter : actuellement dans certains pays musulmans (Koweït, Maroc...) sabil signifie aussi point d'eau mis par un pieux bienfaiteur à la disposition des passants. Au Koweït, ces points sont même réfrigérés et le nom du donateur (souvent d'ailleurs une donatrice) est indiqué. Au Maroc, ils sont richement décorés d'azulejos. Offrir de l'eau au passant est hautement apprécié dans tout le monde islamique.

(61) L'eau accompagne souvent la représentation du paradis. Le pays d'Eden, le jardin des délices - où vécurent Adam et Eve - est la source de quatre fleuves : Pishôn et Gihôn (longtemps pris pour le Gange et le Nil), Tigre et Euphrate. Quant au paradis nippon, Amer, il se situe au dessus de la terre et il est irrigué par le fleuve paisible qu'est la Voie Lactée. Enfin, le paradis des Anciens Egyptiens est le Champ de Roseaux, vision idéalisée des paysages familiers des bords du Nil.

(62) Pierre Gentelle écrit à ce propos : « Depuis l'Antiquité, Mareb est l'objet d'une admiration unanime, en raison de la digue placée en travers du wadi, et que, pour cette raison, on appelle parfois barrage... Les vestiges que l'on peut observer aujourd'hui encore constituent une si ingénieuse manière de capter l'eau qui coule inutilement vers le désert qu'ils n'ont cessé d'intriguer ceux qui en avaient connaissance. Un tel ouvrage n'est pas cité par hasard dans le Coran, bien que le Coran soit postérieur à la destruction définitive du barrage. » (in « Traces d'eau. Un géographe chez les archéologues », Belin, Paris, 2003).

(63) Information rapportée par un grand nombre de chaînes orales relatant les actes et les paroles du prophète. Pour les musulmans, le hadîth fait autorité immédiatement après le Coran.

(64) Muhammed Bukhari (810 - 870), considéré comme le plus grand rapporteur de hadîths et vénéré comme un saint. Ses « Traditions islamiques » ont été traduites en français en 1904.

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MessageSujet: Re: L'eau dans le Coran   Mar 22 Fév - 15:44

Une religion qui ne peut se passer de l'eau

L'eau joue un rôle essentiel dans l'observance des préceptes religieux. On peut aller jusqu'à dire que, sans cet élément, la pratique quotidienne de l'Islam serait quasiment impossible.

En effet, après un rapport sexuel, le (ou la) musulman(e) doit se laver de la tête au pied (ghus'l), généralement au hammam, lieu de grande convivialité et où l'on se réunit en tant que communauté musulmane autour de l'eau purificatrice, valeurs et représentations coraniques de l'eau faisant, dans ce type d'établissement, bon ménage avec les diverses pratiques locales tant au Maghreb qu'au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde islamique. Plus particulièrement, la femme, à la fin de ses règles, doit procéder au ghus'l ainsi que suite à un accouchement. Ce lavage intégral est exigé aussi des deux sexes pour observer les prières quotidiennes, le jeûne obligatoire du mois de Ramadan et pour le rite du petit (omra) et du grand pèlerinage (haj) à la Mecque(65). On ne peut s'adresser à Dieu avec un corps souillé et c'est l'eau qui est l'élément purificateur par excellence : la purification par l'eau - même métaphorique - est indispensable à la communication avec Allah. Et de fait, pour entrer dans la mosquée ou faire les cinq prières quotidiennes obligatoires, il faut procéder à des ablutions rituelles (wudou) énoncées dans la sourate La Table Servie, v. 6 :« Vous qui croyez, si vous vous mettez en devoir de prier, alors rincez- vous le visage, et les mains jusqu'aux coudes, passez-vous la main sur la tête et sur les pieds jusqu'aux chevilles. Si vous êtes en état d'impureté, alors purifiez-vous. Si vous êtes malades, ou en voyage, ou revenez de la selle, ou avez touché à des femmes et ne trouviez pas d'eau, utilisez en substitution un sol sain pour en passer sur votre visage et vos mains. Dieu ne veut vous imposer aucune gêne, mais vous épurer, parfaire sur vous Son bienfait, escomptant que vous en aurez gratitude ». L'eau est nécessaire pour la pureté du corps et de l'esprit ; mais dans les cas extrêmes, il faut aspirer au moins à celle de l'esprit en faisant preuve d'humilité et recourir à la poussière ou au sable non souillés. Pureté de l'âme et pureté de corps vont la main dans la main en Islam et se complètent mutuellement pour assurer au musulman un état de bien-être psychologique et d'harmonie interne propice à la communication avec Dieu. La fonction morale de l'ablution est clairement exprimée dans la formule sacramentelle adressée à Dieu et qui clôt le rituel de purification : « Désigne-moi parmi ceux qui se repentent bien, et désigne-moi parmi ceux qui se purifient bien. Je cherche Ton pardon et me repens auprès de Toi ».

Les docteurs de la loi et la Tradition ont codifié avec une minutie extrême tous les points de ces prescriptions coraniques en se basant sur ce que faisait le prophète de son vivant. Ils ont en outre décrit, avec force détails, non seulement la façon de procéder à ces ablutions mais aussi la qualité de l'eau à utiliser et pratiquement fixé les quantités requises.


Ainsi, A-Qayrawânî(66), le grand jurisconsulte andalou du Xe siècle, recommande au fidèle de se laver trois fois les mains avant de les plonger dans le récipient contenant l'eau des ablutions. Il lui recommande aussi de se rincer la bouche par trois fois, d'aspirer trois fois l'eau par le nez et de la rejeter en soufflant par les narines et de passer l'eau sur les parties internes et externes du pavillon de l'oreille.

Pourquoi cette extrême attention portée aux ablutions chez le musulman ?

D'abord, parce que le prophète lui accordait une énorme importance puisqu'il a dit que « l'ablution est la moitié de la foi » comme il a dit qu' « être musulman, c'est être propre » (d'après Ibn Maja(67)). Ensuite, parce que Al-Qayrâwânî écrit dans sa célèbre Risâla : « Le Prophète a dit (hâdith) : « Quiconque fait ses ablutions et les fait bien, puis lève les yeux vers le Ciel et dit la profession de foi musulmane, celui-là voit s'ouvrir pour lui les huit portes du Paradis et il entrera par celle qui lui plaira » et notre docteur de la loi de poursuivre : « Celui qui prie confie les secrets de son coeur à son Seigneur. Il doit donc se préparer à cet acte par l'ablution ou la purification par lavage, dans le cas où cette dernière est obligatoire... L'ablution doit être faite uniquement en vue d'Allah Très Haut et pour obéir à Ses prescriptions, dans l'espoir d'obtenir Son agrément et Sa récompense et d'être, par cette pratique, purifié des fautes commises. Le fidèle devra se persuader que c'est là une préparation et un acte de propreté destiné à lui permettre de s'entretenir avec son Seigneur et de se présenter devant lui pour accomplir Ses prescriptions et s'humilier devant Lui par l'inclinaison et la prosternation. Il devra donc faire cet acte en étant bien persuadé de tout cela et en apportant le plus grand soin [à l'exécuter scrupuleusement], car la perfection de tout acte est subordonnée à l'excellence de l'intention qu'on y met ».

L'eau destinée à la purification ou aux ablutions doit être pure et « non mélangée d'une impureté légale ». Sa couleur et son odeur ont été discutées par les docteurs de la loi(68) ainsi que le volume du réservoir la contenant.


La question de la quantité d'eau à utiliser aux fins d'ablutions et de lavage n'a pas échappé à leur vigilance.

Ecoutons une fois encore notre jurisconsulte andalou : « Il est recommandé d'user de peu d'eau tout en accomplissant rigoureusement les pratiques de la purification par lavage. En user avec prodigalité est un excès et une pratique contraire à la Sunna. En effet, l'Envoyé d'Allah... a fait ses ablutions avec un mudd [un demi-litre d'eau]... et il a fait la purification par lavage avec un çà d'une contenance de quatre mudd-s [deux litres] ». Ne pas gaspiller l'eau n'est en fait que le strict commandement du texte coranique qui ordonne : « O Fils d'Adam !... Mangez et buvez, mais sans excès : Dieu n'aime pas la démesure» (Sourate Les Redans, v. 31).On peut arguer qu'il est normal que, dans les conditions hydrologiques de l'Arabie, la nouvelle religion appelle à ménager la ressource car l'archéologie montre, comme à Pétra, que même lorsque les nomades se sédentarisent, « ils ne perdent pas leur sens de l'économie d'eau(69) ». En fait, ici, il s'agit plutôt d'une position de principe.Le prophète interdit de gaspiller cette précieuse ressource même quand elle est abondante puisqu'un hadîth enjoint aux musulmans : « Ne gaspillez point l'eau même si vous faites vos ablutions sur les bords d'un fleuve à fort débit ». De plus, un hadîth rapporté par Abou Daoud fait dire au prophète : « Gardez-vous bien de faire ces trois choses maudites : se soulager près d'une source, au bord de la route ou à l'ombre(70)». C'est partant de ces recommandations qu'en terre d'Islam, docteurs de la loi et décideurs ont constamment condamné et fait payer des pénalités aux auteurs de gaspillage, de pollution, de dégradation ou de mauvais entretien des installations hydrauliques. Dans de nombreux pays musulmans, la législation moderne visant la pollution de l'eau trouve ses racines et sa justification dans ces injonctions. Le rôle purificateur de l'eau en Islam, tant pour le corps que pour l'esprit, est souligné aussi par la recommandation de cette religion de procéder aux ablutions en de multiples circonstances : quand on est en colère, avant d'aller au lit, avant de manger, quand on entre en contact avec un cadavre ou quand on le transporte, quand on observe une éclipse de lune, quand on est trempé de sueur, après une perte de conscience ou un évanouissement, quand on égorge un animal destiné à la consommation, quand on fait une récitation du Coran ou des hadîths, quand on suit un cours de sciences religieuses, quand on visite une mosquée ou quand on se rend dans un cimetière. Par ailleurs, le prophète recommande, d'après Ibn Muslim, de prendre un bain une fois par semaine en dehors des obligations religieuses à le faire (en absence de relations sexuelles ou de menstrues, par exemple).

Enfin, au terme de la vie, le lavage du corps - obligation religieuse - est toujours considéré comme le plus grand honneur qu'on puisse rendre à l'âme du défunt et, dans beaucoup de pays islamiques, on ne manque pas de disposer des gargoulettes d'eau sur le passage de la procession funèbre afin que les gens qui en boivent invoquent le bien et la miséricorde pour l'âme du mort.

On notera que, comme pour l'Islam, de très nombreux rites juifs ont pour but de laver l'impureté (telle l'immersion purificatrice tevila) et, dans la Bible, le Lévitique est consacré à l'énumération minitieuse des règles de pureté, des interdits sexuels... De plus, l'eau joue un important rôle symbolique dans le judaïsme et notamment au moment le plus solennel du calendrier juif, les « dix jours terribles » qui vont de Roch Hachana (la tête de l'année) le Nouvel An, à Yom Kippour : on jette ses fautes, ses péchés, ses erreurs et ses doutes dans l'eau. C'est la cérémonie annuelle de Tachlikh (Tu plongeras) qui est à la base des rites de pureté :au bord d'une rivière ou d'un puits, on retourne ses poches ou on agite son mouchoir pour se débarrasser de ses péchés.

(65) Le rituel du pèlerinage inclut deux stations : Safa et Marwa qui rappellent la quête de l'eau d'Agar, l'épouse du prophète Abraham lorsqu'elle fut chassée dans le désert par Sarah. Le jour le plus important du haj est le Wuqüf qui finit après le coucher du soleil par le « Débordement des flots » et le « Déluge », Ifâda et Tawaf. Le rite préislamique de l'Ifâda, à l'équinoxe d'automne, se faisait dans la direction du sanctuaire du dieu Quzah dispensateur de l'eau, de l'orage, des averses... (Voir Patricia Hidiroglou, « L'eau divine et sa symbolique », Albin Michel, Paris,1994).Durant le pèlerinage comme pendant le jeûne de Ramadan, les rapports sexuels sont interdits.

(66) Ibn Abî Zayd al-Qayrâwânî, « La Risala ou Epître sur les éléments du dogme et de la loi de l'Islam selon le rite malékite », texte en langue arabe suivi de la traduction de Léon Bercher, Bibliothèque arabe-française, Alger,1951. « Abdelhamid Slama » Water issues in the ancient arab world from the origins to the end of the XIth C. AH/XVIIth C.AD. Editeur : Dar El Gharb Al-Islami, Beyrouth,2004 (en langue arabe).

(67) « Water and sanitation in Islam », World Health Organization (WHO), Regional Office for the Eastern Mediterranean, Alexandria (Egypt), 1996.

(68) Ces derniers ont même codifié la manière de boire. Eugène Fromentin, parcourant le Sahara algérien en 1878 décrit une « diffa » (dîner d'apparat ou réception) à laquelle il est convié et d'où il rapporte ce précepte : « Celui qui boit ne doit pas respirer dans la tasse où est la boisson, il doit l'ôter de ses lèvres pour reprendre haleine ; puis il doit recommencer à boire. » (in « Un été au Sahara », Plon, Paris, 1879). Ce qui est très proche de ce qu'écrit Ibn Maja, un des plus grands rapporteurs de hadîths, d'après la version qu'en donne le jurisconsulte Al - Qayrâwânî (Réf. 16) : « En buvant, ne respire pas dans le récipient où tu bois, mais écarte - le de ta bouche puis recommence à boire si tu veux. N'avale pas l'eau à longs traits, mais par petites gorgées en la dégustant...Il est défendu de souffler sur la nourriture, sur la boisson... et il est interdit de boire dans des vases d'or ou d'argent. »

(69) Pierre Gentelle, « Traces d'eau. Un géographe chez les archéologues », Belin, Paris, 2003.

(70) C'est à l'ombre que les gens se reposent et cherchent la fraîcheur
.


Extraits, à titre indicatif, d'une étude de Mohamed Larbi Bouguerra
publiée par l'Institut Veolia Environnement
à consulter sur http://www.institut.veolia.org/fr/cahiers/symbolique-eau/larbi-bouguerra.aspx

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