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 Abu al-Ala al-Maari

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MessageSujet: Abu al-Ala al-Maari   Mar 5 Avr - 14:11

Abu al-Ala al-Maari

Poète arabe (Maarat al-Numan, Syrie, 973-Maarat al-Numan, Syrie, 1057).

Aveugle à quatre ans, il est célèbre pour son non-conformisme religieux et pour son Épître du pardon, galerie de portraits et anthologie des poètes anciens, en prose assonancée entrecoupée de vers.

Abu-l-Ala al-Maari est un grand poète arabe, connu pour sa virtuosité et pour l'originalité et le pessimisme de sa vision du monde. En effet, ses poèmes philosophiques sont construits sur la base d’une tristesse existentielle profonde, faisant du pessimisme une ligne de conduite et le départ de toute réflexion philosophique.

Descendant de la tribu de Tanukh, il naquit dans la ville syrienne de Ma`arrat an-N`uman au sud d'Alep. Une maladie d'enfance le laissa pratiquement aveugle. Il étudia à Alep, Antioche, et à Tripoli sur la côte de l'actuel Liban et commença sa carrière littéraire, soutenu par un petit revenu privé. Ses premières poésies furent rassemblées dans le recueil intitulé Saqt az-zand ("L'étincelle d'amadou"), qui jouit d'une grande popularité.

Après environ deux ans passés à Bagdad, Al-Maari revint en Syrie en 1010, en partie du fait de la mauvaise santé de sa mère. À Bagdad, il avait été d'abord bien reçu dans des salons littéraires prestigieux ; mais quand il refusa de vendre ses panégyriques, il ne put trouver de mécène. Il renonça à la richesse matérielle et se retira dans une habitation reculée, pour y vivre dans des conditions modestes. Localement, Al-Maari jouit de respect et d'autorité, et de nombreux étudiants vinrent s'instruire auprès de lui. Il entretint également une correspondance active.

Al-Maari écrivit un second recueil de poésies plus original, Luzum ma lam yalzam ("La nécessité inutile"), ou Luzumiyat ("Les nécessités"), se rapportant à la complexité superflue de l'arrangement des rimes. L'humanisme sceptique de sa poésie est également apparent dans la Risalat al-ghufran, dans laquelle le poète visite le paradis et rencontre ses prédécesseurs, poètes païens qui ont trouvé le pardon. Cette dernière œuvre a suscité quelques suspicions chez les musulmans qui ont pensé qu'il était marqué par le scepticisme.

L'ouvrage Al-Fusul wa al-ghayat ("Paragraphes et périodes"), une collection d'homélies en prose rimée, fut même traitée de pastiche du Coran. Bien qu'il ait été l'avocat de la justice sociale et de l'action, Al-Maari pensait que les enfants ne devraient pas être conçus, afin d'épargner aux générations futures les douleurs de la vie.

Voici quelques uns de ses vers audacieux :

Les habitants de la terre se divisent en deux,
Ceux qui ont de l'esprit mais pas de religion,
Et ceux qui ont de la religion mais pas d'esprit.

Grand poète lyrique solitaire, il a été traduit en français par Adonis.


Source : Wikipédia

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MessageSujet: Re: Abu al-Ala al-Maari   Mar 5 Avr - 14:12

مَدْحٌ ذاتي
شعر أبو العلاء المعري


عَفافٌ وإقدامٌ وحَزمٌ ونائِلُ

ألا في سبيل المجدِ ما أنا فاعِلُ
يُصَدَّق واشٍ، أو يُخَيَّبُ سائِلُ؟

أعِندي، وقد مارستُ كلَّ خَفيَّةٍ
وأيسرُ هَجري أنني عَنكَ راحِلُ

أقلُّ صُدودي أنني لكَ مُبغِضٌ ؛
فأهونُ شيءٍ ما تقولُ العَواذِلُ

،إذا هبتِ النَّكباءُ بيني وبينكمْ
ولا ذنبَ لي إلا العُلي والفضائِلُ

،تُعَدُّ ذنوبي، عند قَومٍ، كثيرةٌ
رَجعتُ، وعندي للأنامِ طَوائلُ

،كأني، إذا طُلتُ الزمانَ وأهلَهُ
بإخفاءِ شمسٍ، ضوؤُها مُتكامِلُ؟

وقد سار ذِكري في البلادِ، فمَنْ لهُم
ويُثقِلُ رَضْوىَ دون ما أنا حاملُ

يَهُمُّ الليالي بَعضُ ما أنا مُضمرٌ ؛
لآتٍ بِما لمْ تَسْتَطِعْهُ الأوائلُ

،وإنِّي، وإن كُنتُ الأَخيرَ زمانُهُ
وأسري، ولو أن الظلامَ جَحافِلُ

،وأغْدو، ولو أنَّ الصباحَ صوارِمٌ
ونضوٍ يمانٍ أغفلتهُ الصياقِلُ

وأيُّ جوادٍ لم يُحَلَّ لجامُهُ
فما السيفُ إلا غِمْدُهُ والحَمائلُ

وإن كانَ في لِبسِ الفتى شَرفٌ لهُ
على أنَّني، بين السماكَيْنِ، نازِلُ

،ولي منطقٌ لم يَرضَ لي كُنْهَ منزلي
وَيَقصُرُ عن إدراكهِ المُتناولُ

لَديَّ مَوطِن، يشتاقُهُ كُلُّ سيِّدٍ
تَجاهَلتُ، حتى ظُنَّ أنِّي جاهِلُ

،ولمَّا رأيتُ الجَهلَ، في الناسِ فاشياً
ووا أسفاً ! كم يُظْهِرُ النقصَ فاضلُ

فَوا عَجَباً ! كم يَدَّعي الفضلَ ناقِصٌ
وقد نُصِبَتْ للفرقدينِ الحبائِلُ؟

وكيفَ تنامُ الطيرُ في وُكَناتِها ؛
وتحسدُ أسحاري عليَّ الأصائِلُ

يَنافسُ يومي في أمسي، تشرُّفاً ؛
فَلَستُ أُبالي مَنْ تَغُولُ الغَوائل

،وطالَ اِعترافي بالزمانِ وصرفِهِ
ولو ماتَ زَندي ما بَكَتْهُ الأنامِلُ

،فلو بانَ عَضْدي ما تأسفَ منكبي
وعَيَّرَ قُساً، بالفهاهةِ، باقِلُ

،إذا وصَفَ الطائي، بالبُخلِ، مادِرٌ
وقال الدُجى : يا صُبحُ لونُكَ حائلُ

،وقال السُّهى للشمس : أنتِ خفيَّةٌ
وفاخرتِ الشُهُبَ الحصى والجنادِلُ

وطاولتِ الأرضُ السماءَ، سفاهَةً
ويا نفسُ جِدِّي ! إن دَهرَكِ هازِلُ

،فيا موتُ زُرْ ! إن الحياةَ ذميمةٌ
على نفسِهِ والنجمُ في الغَرب مائلُ

،وقد أَغتدي، والليلُ يبكي، تأسفاً
لها التِبرُ جِسمٌ، واللُّجيَْنُ خلاخِلُ

،بريحٍ، أَعيَرت حافِراً من زَبَرجدٍ
تَخُبُّ بسَرْجي، مرَّةٌ، وتُناقِلُ

،كأنَّ الصِّبا ألقَتْ إليَّ عِنانَها
عن الماءِ، فاشتاقت إليها المناهلُ

إذا اِشتاقتِ الخيلُ المناهل أعرضَت
وآخرُ، من حَلْي الكواكبِ، عاطلُ

،وليلانِ : حالٍ بالكواكب جوزُهُ
بِوصلٍ، وضوءُ الفَجْر حِبٌ مُماطِلُ

كأنَّ دُجاه الهجرُ، والصبح مَوعِدٌ
وليسَ لَهُ، إلاَّ التَبلُّجَ، ساحِلُ

،قَطَعتُ بهِ بحراً، يَعُبُ عبابُهُ
حليفُ سُرىً، لم تصْحُ منهُ الشَمائلُ

ويُؤنسني، في قلبِ كُلِّ مخوفةٍ
وأُوثِق، حتى نهضُهُ متثاقِلُ

،مِنَ الزنج كهلٌ شابَ مفرِقُ رأسه
أخو سقطَةٍ، أو ظالعٌ مُتحاملُ

،كأن الثُريَّا، والصباحُ يُروعُها
وإن نَظَرتَ، شزراً إليكَ القَبائِلُ

،إذا أنتَ أُعطيتَ السعادةَ لم تُبَلْ
وهابتكَ، في أغمادِهِنَّ، المناصِلُ

،تَقتكَ، على أكتافِ أبطالِها، القَنا
نكَصْنَ، على أفْواقِهنَّ، المَعَابِلُ

وإن سَدَّدَ الأعداءُ نحوَكَ أسهُماً
وتلقى رداهُنَّ الذُرى والكواهلُ

،تَحَامى الرزايا كَلَّ خُفٍ ومَنْسِمٍ
وقد حُطمتْ في الدارعينَ العوامِلُ

،وترجِعُ أعقابُ الرِماحِ سَليمةٌ
فَعِندَ التَّناهي يَقْصُرُ المتطاولُ

فإن كُنتَ تَبغي العِزّ، فاِبغ تَوَسطاً
ويُدرِكُها النُقصانُ وهي كَوَامِلُ

،تُوقَّى البُدُورُ النَقْصَ وهي أِهِلَّةٌ


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