IQBAL : Pour un monde heureux et solidaire de valeurs et d'esthétique
Vous êtes bien sur Iqbal le Forum à coeur ouvert.
Bienvenus chez vous !



 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Sondage
Quel est le meilleur écrivain algérien ?
 Mohammed Dib
 Malek Haddad
 Kateb Yacine
 Mouloud Mammeri
 Mouloud Feraoun
 Assia Djebbar
 Tahar Ouettar
 Abdelhamid Benhadouga
 Rachid Boudjedra
 Rachid Mimouni
 Yasmina Khadra
 Maissa Bey
 Ahlem Mosteghanemi
Voir les résultats


Les visiteurs d’Iqbal
relations
 

Partagez | 
 

 Un poème car à tout il faut un commencement

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 13 ... 21  Suivant
AuteurMessage
Princesse
Esthète


Féminin
Localisation : Nomade
Réputation : 7
Inscrit le : 04/11/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Mar 27 Jan - 17:49

Harmonie du Soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;

Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;

Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;

Valse mélancolique et langoureux vertige !

Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,

Un coeur tendre,qui hait le néant vaste et noir !

Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;

Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre,qui hait le néant vaste et noir,

Du passé lumineux recueille tout vestige!

Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige ...

Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

CHARLES BAUDELAIRE

Poèmes extraits des " Fleurs du Mal
[/
Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Dim 8 Fév - 12:53

Mohammed Iqbal
كنا جبالا

من ذا الذي رفع السيوف ليرفع أسمك فوق هامات النجوم منارا
كنا جبالا في الجبال وربما سرنا علـى مـوج البحـار بحـارا
بمعابد الإفرنـج كـان آذاننـا قبل الكتائب يفتـح الأمصـارا
لم تنس أفريقيا ولا صحراؤهـا سجداتنا والأرض تقذف نـارا
وكأن ظل السيف ظـل حديقـة خضراء تنبت حولنا الأزهـار
لـم نخـش طاغوتـا يحاربنـا ولو نصب المنايا حولنا أسوارا
ندعو جهارا لا إله سوى الـذي صنع الوجود وقـدر الأقـدارا
ورؤسنا يـارب فـوق اكفنـا نرجوا ثوابك مغنمـا وجـوارا
كنا نري الأصنام مـن ذهـب فنهدمهـا ونهـدم فوقهاالكفـارا
لو كان غير المسلمين لحازهـا كنزا وصاغ الحلي والد ينـارا
ومن الألى ِِِِحملوا بعزم أكفهم باب المدينة يوم غزوة خيبرا
أم من رمى نار المجوس فأطفئت وأبان وجه الحق أبلج نيرا
و من الذي بذل الحياة رخيصة ورأى رضاك أعز شئ فاشترى
نحن الذين إذا دعوا لصلاتهم والحرب تسقي الأرض جاما أحمرا
جعلوا الوجوه إلى الحجاز وكبروا في مسمع الروح الأمين فكبرا
ما بال أغصان الصنوبر قد نأت عنها قماريها بكل مكان
وتعرت الأشجار من حلل الربى وطيورها فرت إلى الوديان
يارب إلا بلبلا لم ينتظر وحي الربيع ولا صبا نيسان
ألحانه بحر جرى متلاطما فكأنه الحاكي عن الطوفان
يا ليت قومي يسمعون شكاية هي في ضميري صرخة الوجدان
اسمعهموا يارب ما ألهمتني وأعد إليهم يقظة الإيمان
أنا أعجمي الدن لكن خمرتي صنع الحجاز وكرمها الفينان
إن كان لي نغم الهنود ولحنهم لكن هذا الصوت من عدنان

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Princesse
Esthète


Féminin
Localisation : Nomade
Réputation : 7
Inscrit le : 04/11/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Mar 10 Fév - 19:47

Bien loin d'ici

C'est ici la case sacrée
Où cette fille très-parée,
Tranquille et toujours préparée,

D'une main éventant ses seins,
Et son coude dans les coussins,
Écoute pleurer les bassins :

C'est la chambre de Dorothée.
- La brise et l'eau chantent au loin
Leur chanson de sanglots heurtée
Pour bercer cette enfant gâtée.

Du haut en bas, avec grand soin,
Sa peau délicate est frottée
D'huile odorante et de benjoin.
- Des fleurs se pâment dans un coin.


poème de Charles Baudelaire
Revenir en haut Aller en bas
Princesse
Esthète


Féminin
Localisation : Nomade
Réputation : 7
Inscrit le : 04/11/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Jeu 12 Fév - 21:23

أَفديهِ إِن حَفِظَ الهوى
غناء أُم كلثوم - شعر اِبن النبيه المصري

مَلَكَ الفُؤادَ فَما عَسى أَن أَصْنَعَ أَفديهِ إِنْ حَفِظَ الهوى أو ضَيَعَ
حُلْواً فَقَدْ جَهِلَ المَحَبَةَ وَاِدَّعى مَنْ لَمْ يَذُقْ ظُلْمَ الحبيب كَظَلْمِهِ
الجميلَ فَقَدْ وَهى وَتَضَعضَعَ يا أَيها الوَجْهُ الجَميلُ تَدارَكِ الصَّبرَ
ضَمَّتْ جَوانِحُهُ فُؤاداً موَجَعَ هَلْ في فُؤادِكَ رَحْمَةٌ لمُتَيَمٍ
أَو أَشْتَكي بَلْوايَ أَوْ أَتَوَجَّعَ هَلْ مِنْ سَبيلٍ أَن أَبُثَ صَبابَتي
بِسوى رِضاكَ إلَيْكَ أَن أَتَشَفَعَ إِني لأستَحيِ كَما عَوَّدْتَني
Revenir en haut Aller en bas
Princesse
Esthète


Féminin
Localisation : Nomade
Réputation : 7
Inscrit le : 04/11/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Jeu 12 Fév - 21:43


قوللي ولا تخبيش يا زين

إيشْ تقولْ العين للعين قوللي ولا تخبيش يا زين
تقول له ولا تِخشاش رقيبْ
لمّا العينْ تْشوف حبيبي
ويوم الوَعد تْشوفَك فِين بعيد وِصالك ولاّ قريب
والله كلام العين للعين هادا والله كلام العينْ
والوعدة مالهاش ذنوب واللي يوافي المحبوب بيوم
إذا كان فيها شِفاهْ وِدواهْ يوافي الوعدة ولا ينساه
ورَبَك والله رب قلوب ويا ذنوب يِغفرها الله
والله هوَّ القول المطلوبْ هادا هُوَّ القول المطلوبْ
حَلال القُبلَة والاَّ حَرامْ قوللي و لا تخشاش مَلامْ
اللي على وردْ الخدِ يْطوفْ القُبلة إن كانت للملهوف
ولا يِسْمَعْ للناسِ كلامْ ياخُدها بَدال الوَحْدَة أُلوفْ
و لا يِخْشى للناسِ مَلامْ ولا يسمعْ للناسِ كلامْ
الحُب حُلو واِلاَّ حَرَّاق قُوللي يا عالِم بالأَشْواق
يْدوقوا مِنها كِبار وِصغارْ الحُب حلاوْتُه بالقِنطارْ
إذا ما يْكونْشِ وَراها فُراقْ حَلاوْةُ تْطَوِّل في الأعمارْ


شعر بيرم التونسي
Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Ven 13 Fév - 13:37

LE LAC (Extrait)

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes ;
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés ;
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos,
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

« Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

« Assez de malheureux ici-bas vous implorent ;
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : « Sois plus lente » ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

« Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Hé quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ? quoi ! tout entiers perdus ?
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus ?
(...)
Alphonse de LAMARTINE

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Princesse
Esthète


Féminin
Localisation : Nomade
Réputation : 7
Inscrit le : 04/11/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Sam 14 Fév - 13:34

Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Dim 15 Fév - 0:02


________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Ven 20 Fév - 19:49

Je vis, je meurs: je me brûle et me noie
de Louise Labbé


Je vis, je meurs: je me brûle et me noie,
J'ai chaud extrême en endurant froidure;
La vie m'est et trop molle et trop dure,
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout en un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure,
Mon bien s'en va, et à jamais il dure,
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être en haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Mer 25 Fév - 17:20

Ballade des proverbes
de Francois Villon

Tant gratte chèvre que mal gît,
Tant va le pot à l'eau qu'il brise,
Tant chauffe-on le fer qu'il rougit,
Tant le maille-on qu'il se débrise,
Tant vaut l'homme comme on le prise,
Tant s'élogne-il qu'il n'en souvient,
Tant mauvais est qu'on le déprise,
Tant crie-l'on Noël qu'il vient.

Tant parle-on qu'on se contredit,
Tant vaut bon bruit que grâce acquise,
Tant promet-on qu'on s'en dédit,
Tant prie-on que chose est acquise,
Tant plus est chère et plus est quise,
Tant la quiert-on qu'on y parvient,
Tant plus commune et moins requise,
Tant crie-l'on Noël qu'il vient.

Tant aime-on chien qu'on le nourrit,
Tant court chanson qu'elle est apprise,
Tant garde-on fruit qu'il se pourrit,
Tant bat-on place qu'elle est prise,
Tant tarde-on que faut l'entreprise,
Tant se hâte-on que mal advient,
Tant embrasse-on que chet la prise,
Tant crie-l'on Noël qu'il vient.

Tant raille-on que plus on n'en rit,
Tant dépent-on qu'on n'a chemise,
Tant est-on franc que tout y frit,
Tant vaut "Tiens !" que chose promise,
Tant aime-on Dieu qu'on fuit l'Eglise,
Tant donne-on qu'emprunter convient,
Tant tourne vent qu'il chet en bise,
Tant crie-l'on Noël qu'il vient.

Prince, tant vit fol qu'il s'avise,
Tant va-il qu'après il revient,
Tant le mate-on qu'il se ravise,
Tant crie-l'on Noël qu'il vient.

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Princesse
Esthète


Féminin
Localisation : Nomade
Réputation : 7
Inscrit le : 04/11/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Mer 25 Fév - 20:16



SABLE MOUVANT

Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Et toi
Comme une algue doucement caressée par le vent
Dans les sables du lit tu remues en rêvant
Démons et merveilles
Vents et marées
Au loin déjà la mer s'est retirée
Mais dans tes yeux entr'ouverts
Deux petites vagues sont restées
Démons et merveilles
Vents et marées
Deux petites vagues pour me noyer

Jacques Prévert
Revenir en haut Aller en bas
Princesse
Esthète


Féminin
Localisation : Nomade
Réputation : 7
Inscrit le : 04/11/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Jeu 26 Fév - 20:36



Les promesses d'un visage

J'aime, ô pâle beauté, tes sourcils surbaissés,
D'où semblent couler des ténèbres,
Tes yeux, quoique très noirs, m'inspirent des pensers
Qui ne sont pas du tout funèbres.

Tes yeux, qui sont d'accord avec tes noirs cheveux,
Avec ta crinière élastique,
Tes yeux, languissamment, me disent : " Si tu veux,
Amant de la muse plastique,

Suivre l'espoir qu'en toi nous avons excité,
Et tous les goûts que tu professes,
Tu pourras constater notre véracité
Depuis le nombril jusqu'aux fesses ;

Tu trouveras au bout de deux beaux seins bien lourds,
Deux larges médailles de bronze,
Et sous un ventre uni, doux comme du velours,
Bistré comme la peau d'un bonze,

Une riche toison qui, vraiment, est la soeur
De cette énorme chevelure,
Souple et frisée, et qui t'égale en épaisseur,
Nuit sans étoiles, Nuit obscure ! "


Charles Baudelaire



Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Sam 28 Fév - 23:44

LA CHANSON DE L'OISELEUR

JACQUES PREVERT

L'oiseau qui vole si doucement
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau si tendre l'oiseau moqueur
L'oiseau qui soudain prend peur


L'oiseau qui soudain se cogne
L'oiseau qui voudrait s'enfuir
L'oiseau seul et affolé
L'oiseau qui voudrait vivre
L'oiseau qui voudrait chanter
L'oiseau qui voudrait crier
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau qui vole si doucement
C'est ton coeur jolie enfant
Ton coeur qui bat de l'aile si tristement
Contre ton sein si dur si blanc.

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Princesse
Esthète


Féminin
Localisation : Nomade
Réputation : 7
Inscrit le : 04/11/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Dim 1 Mar - 11:56



Le jet d'eau

Tes beaux yeux sont las, pauvre amante !
Reste longtemps, sans les rouvrir,
Dans cette pose nonchalante
Où t'a surprise le plaisir.
Dans la cour le jet d'eau qui jase
Et ne se tait ni nuit ni jour,
Entretient doucement l'extase
Où ce soir m'a plongé l'amour.

La gerbe épanouie
En mille fleurs,
Où Phoebé réjouie
Met ses couleurs,
Tombe comme une pluie
De larges pleurs.

Ainsi ton âme qu'incendie
L'éclair brûlant des voluptés
S'élance, rapide et hardie,
Vers les vastes cieux enchantés.
Puis, elle s'épanche, mourante,
En un flot de triste langueur,
Qui par une invisible pente
Descend jusqu'au fond de mon coeur.

La gerbe épanouie
En mille fleurs,
Où Phoebé réjouie
Met ses couleurs,
Tombe comme une pluie
De larges pleurs.

Ô toi, que la nuit rend si belle,
Qu'il m'est doux, penché vers tes seins,
D'écouter la plainte éternelle
Qui sanglote dans les bassins !
Lune, eau sonore, nuit bénie,
Arbres qui frissonnez autour,
Votre pure mélancolie
Est le miroir de mon amour.

La gerbe épanouie
En mille fleurs,
Où Phoebé réjouie
Met ses couleurs,
Tombe comme une pluie
De larges pleurs.

Charles baudelaire
Revenir en haut Aller en bas
Princesse
Esthète


Féminin
Localisation : Nomade
Réputation : 7
Inscrit le : 04/11/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Sam 7 Mar - 11:06


La Connerie Humaine

idiot, ne cherchez pas, il est persuadé qu'il a raison.

On se doit d'oublier vite ce genre de personne.

Nous sommes désemparés devant tant de mauvaise foi.

Neutre, le rester, il vous donnera toujours des leçons.

Et devant l'évidence, la vérité, il déconne.
Rien ne le fera changer car il sera toujours soi.

Irremplaçable, il le croit et il s'en persuade.
Excuser ce comportement odieux, difficile.

Honnêteté, gardons la face à ce personnage.
Un idiot restera un idiot quoi qu'il arrive, boutade.

Médaille, on ne le décore pas, pourtant facile.

Arrêter les cons, ils sont trop, évitons ce carnage.

Irascible, il le deviendra si vous le raisonnez.
Nul, il l'est, surtout n'entrez pas dans son jeu, vous l'ignorez.

Evitez le, laissez le dans sa connerie. Souriez



Jean-Fernand.
Un poète qui persévère.
Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Sam 7 Mar - 12:37

Au bord de la mer de Victor HUGO


Vois, ce spectacle est beau. - Ce paysage immense
Qui toujours devant nous finit et recommence ;
Ces blés, ces eaux, ces prés, ce bois charmant aux yeux ;
Ce chaume où l'on entend rire un groupe joyeux ;
L'océan qui s'ajoute à la plaine où nous sommes ;
Ce golfe, fait par Dieu, puis refait par les hommes,
Montrant la double main empreinte en ses contours,
Et des amas de rocs sous des monceaux de tours ;
Ces landes, ces forêts, ces crêtes déchirées ;
Ces antres à fleur d'eau qui boivent les marées ;
Cette montagne, au front de nuages couvert,
Qui dans un de ses plis porte un beau vallon vert,
Comme un enfant des fleurs dans un pan de sa robe ;
La ville que la brume à demi nous dérobe,
Avec ses mille toits bourdonnants et pressés ;
Ce bruit de pas sans nombre et de rameaux froissés,
De voix et de chansons qui par moments s'élève ;
Ces lames que la mer amincit sur la grève,
Où les longs cheveux verts des sombres goëmons
Tremblent dans l'eau moirée avec l'ombre des monts ;
Cet oiseau qui voyage et cet oiseau qui joue ;
Ici cette charrue, et là-bas cette proue,
Traçant en même temps chacune leur sillon ;
Ces arbres et ces mâts, jouets de l'aquilon ;
Et là-bas, par-delà les collines lointaines,
Ces horizons remplis de formes incertaines ;
Tout ce que nous voyons, brumeux ou transparent,
Flottant dans les clartés, dans les ombres errant,
Fuyant, debout, penché, fourmillant, solitaire,
Vagues, rochers, gazons, - regarde, c'est la terre !

Et là-haut, sur ton front, ces nuages si beaux
Où pend et se déchire une pourpre en lambeaux ;
Cet azur, qui ce soir sera l'ombre infinie ;
Cet espace qu'emplit l'éternelle harmonie ;
Ce merveilleux soleil, ce soleil radieux
Si puissant à changer toute forme à nos yeux
Que parfois, transformant en métaux les bruines,
On ne voit plus dans l'air que splendides ruines,
Entassements confus, amas étincelants
De cuivres et d'airains l'un sur l'autre croulants,
Cuirasses, boucliers, armures dénouées,
Et caparaçons d'or aux croupes des nuées ;
L'éther, cet océan si liquide et si bleu,
Sans rivage et sans fond, sans borne et sans milieu,
Que l'oscillation de toute haleine agite,
Où tout ce qui respire, ou remue, ou gravite,
A sa vague et son flot, à d'autres flots uni,
Où passent à la fois, mêlés dans l'infini,
Air tiède et vents glacés, aubes et crépuscules,
Bises d'hiver, ardeur des chaudes canicules,
Les parfums de la fleur et ceux de l'encensoir,
Les astres scintillant sur la robe du soir,
Et les brumes de gaze, et la douteuse étoile,
Paillette qui se perd dans les plis noirs du voile,
La clameur des soldats qu'enivre le tambour,
Le froissement du nid qui tressaille d'amour,
Les souffles, les échos, les brouillards, les fumées,
Mille choses que l'homme encor n'a pas nommées,
Les flots de la lumière et les ondes du bruit,
Tout ce qu'on voit le jour, tout ce qu'on sent la nuit ;
Eh bien ! nuage, azur, espace, éther, abîmes,
Ce fluide océan, ces régions sublimes
Toutes pleines de feux, de lueurs, de rayons,
Où l'âme emporte l'homme, où tous deux nous fuyons,
Où volent sur nos fronts, selon des lois profondes,
Près de nous les oiseaux et loin de nous les mondes,
Cet ensemble ineffable, immense, universel,
Formidable et charmant, - contemple, c'est le ciel !

Oh oui ! la terre est belle et le ciel est superbe ;
Mais quand ton sein palpite et quand ton oeil reluit,
Quand ton pas gracieux court si léger sur l'herbe
Que le bruit d'une lyre est moins doux que son bruit ;

Lorsque ton frais sourire, aurore de ton âme,
Se lève rayonnant sur moi qu'il rajeunit,
Et de ta bouche rose, où naît sa douce flamme,
Monte jusqu'à ton front comme l'aube au zénith ;

Quand, parfois, sans te voir, ta jeune voix m'arrive,
Disant des mots confus qui m'échappent souvent,
Bruit d'une eau qui se perd sous l'ombre de sa rive
Chanson d'oiseau caché qu'on écoute en rêvant ;

Lorsque ma poésie, insultée et proscrite,
Sur ta tête un moment se repose en chemin ;
Quand ma pensée en deuil sous la tienne s'abrite,
Comme un flambeau de nuit sous une blanche main ;

Quand nous nous asseyons tous deux dans la vallée ;
Quand ton âme, soudain apparue en tes yeux,
Contemple avec les pleurs d'une soeur exilée,
Quelque vertu sur terre ou quelque étoile aux cieux ;

Quand brille sous tes cils, comme un feu sous les branches,
Ton beau regard, terni par de longues douleurs ;
Quand sous les maux passés tout à coup tu te penches,
Que tu veux me sourire et qu'il te vient des pleurs ;

Quand mon corps et ma vie à ton souffle résonnent,
Comme un tremblant clavier qui vibre à tout moment ;
Quand tes doigts, se posant sur mes doigts qui frissonnent,
Font chanter dans mon coeur un céleste instrument ;

Lorsque je te contemple, ô mon charme suprême !
Quand ta noble nature, épanouie aux yeux,
Comme l'ardent buisson qui contenait Dieu même,
Ouvre toutes ses fleurs et jette tous ses feux ;

Ce qui sort à la fois de tant de douces choses,
Ce qui de ta beauté s'exhale nuit et jour,
Comme un parfum formé du souffle de cent roses,
C'est bien plus que la terre et le ciel, - c'est l'amour !

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Dim 8 Mar - 18:56

ليتَ لي أن أعيشَ هذهِ الدنيّا
أبو القاسم الشابي



ليتَ لي أن أعيشَ هذهِ الدنيّا سَعيداً بِوَحْدتي وانفرادي
أَصرِفُ العْمْرَ في الجبالِ، وفي الغاباتِ بينَ الصنوبّر الميّادِ
ليس لي من شواغل العيش ما يصرفُ نفسي عن استماعِ فؤادي
أرقبُ الموتَ، والحياة َ وأصغي لحديثِ الآزال والآبادِ
وأغنيّ مع البلابل في الغابِ، وأصغيِ إلى خرير الوادي
وَأُناجي النُّجومَ والفجرَ، والأَطيارَ والنّهرَ، والضّياءَ الهادي
عيشة ً للجمالِ، والفنِ، أبغيها بعيداً عَنْ أمتَّي وبلادي
لا أعنِّي نفسي بأحزانيِ شعبي فهو حيٌّ يعيشُ عيشَ الجمادِ!
وبحسبي مِنَ الأسى ما بنفسي من طريفٍ مُسْتَحْدَثٍ وتِلادِ
وبعيداً عن المدينة ، والنّاس، بعيداً عن لَغْوِ تلك النّوادي
فهو من معدنِ السّخافة والإفك ومن ذلك الهُراء العادي
أين هوَ من خريرِ ساقية الوادي وخفقِ الصدى ، وشدوِ الشادي
وَحَفيفِ الغصونِ، نمَّقها الطَّلُّ وَهَمْسِ النّسيمِ للأوْراد؟
هذهِ عِيشة ٌ تقدِّسُها نفسي وأدعُو لمجدها وأنادي


________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Mar 10 Mar - 10:58

Abat-jour
de Paul Géraldy

Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire ?
C'est que voici le grand moment,
l'heure des yeux et du sourire,
le soir, et que ce soir je t'aime infiniment !
Serre-moi contre toi. J'ai besoin de caresses.
Si tu savais tout ce qui monte en moi, ce soir,
d'ambition, d'orgueil, de désir, de tendresse, et de bonté !...
Mais non, tu ne peux pas savoir !...
Baisse un peu l'abat-jour, veux-tu ? Nous serons mieux.
C'est dans l'ombre que les coeurs causent,
et l'on voit beaucoup mieux les yeux
quand on voit un peu moins les choses.
Ce soir je t'aime trop pour te parler d'amour.
Serre-moi contre ta poitrine!
Je voudrais que ce soit mon tour d'être celui que l'on câline...
Baisse encore un peu l'abat-jour.
Là. Ne parlons plus. Soyons sages.
Et ne bougeons pas. C'est si bon
tes mains tièdes sur mon visage!...
Mais qu'est-ce encor ? Que nous veut-on ?
Ah! c'est le café qu'on apporte !
Eh bien, posez ça là, voyons !
Faites vite!... Et fermez la porte !
Qu'est-ce que je te disais donc ?
Nous prenons ce café... maintenant ? Tu préfères ?
C'est vrai : toi, tu l'aimes très chaud.
Veux-tu que je te serve? Attends! Laisse-moi faire.
Il est fort, aujourd'hui. Du sucre? Un seul morceau?
C'est assez? Veux-tu que je goûte?
Là! Voici votre tasse, amour...
Mais qu'il fait sombre. On n'y voit goutte.
Lève donc un peu l'abat-jour.

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Jeu 12 Mar - 2:52

Je voudrais pas crever
Par (bien-sûr) mon frère, Boris VIAN
(Il a inspiré mes premiers poèmes de collégien qui étaient construits de cette manière)

Je voudrais pas crever
Avant d'avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à coeur nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d'argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans savoir si la lune
Sous son faux air de thune
A un coté pointu
Si le soleil est froid
Si les quatre saisons
Ne sont vraiment que quatre
Sans avoir essayé
De porter une robe
Sur les grands boulevards
Sans avoir regardé
Dans un regard d'égout
Sans avoir mis mon zobe
Dans des coinstots bizarres
Je voudrais pas finir
Sans connaître la lèpre
Ou les sept maladies
Qu'on attrape là-bas
Le bon ni le mauvais
Ne me feraient de peine
Si si si je savais
Que j'en aurai l'étrenne
Et il y a z aussi
Tout ce que je connais
Tout ce que j'apprécie
Que je sais qui me plaît
Le fond vert de la mer
Où valsent les brins d'algues
Sur le sable ondulé
L'herbe grillée de juin
La terre qui craquelle
L'odeur des conifères
Et les baisers de celle
Que ceci que cela
La belle que voilà
Mon Ourson, l'Ursula
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir usé
Sa bouche avec ma bouche
Son corps avec mes mains
Le reste avec mes yeux
J'en dis pas plus faut bien
Rester révérencieux
Je voudrais pas mourir
Sans qu'on ait inventé
Les roses éternelles
La journée de deux heures
La mer à la montagne
La montagne à la mer
La fin de la douleur
Les journaux en couleur
Tous les enfants contents
Et tant de trucs encore
Qui dorment dans les crânes
Des géniaux ingénieurs
Des jardiniers joviaux
Des soucieux socialistes
Des urbains urbanistes
Et des pensifs penseurs
Tant de choses à voir
A voir et à z-entendre
Tant de temps à attendre
A chercher dans le noir

Et moi je vois la fin
Qui grouille et qui s'amène
Avec sa gueule moche
Et qui m'ouvre ses bras
De grenouille bancroche

Je voudrais pas crever

Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort...

Boris VIAN

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Sam 21 Mar - 14:20

Un billet de femme
de Marceline DESBORDES-VALMORE

Puisque c'est toi qui veux nouer encore
Notre lien,
Puisque c'est toi dont le regret m'implore,
Ecoute bien :

Les longs serments, rêves trempés de charmes,
Ecrits et lus,
Comme Dieu veut qu'ils soient payés de larmes,
N'en écris plus !

Puisque la plaine après l'ombre ou l'orage
Rit au soleil,
Séchons nos yeux et reprenons courage,
Le front vermeil.

Ta voix, c'est vrai ! Se lève encor chérie
Sur mon chemin ;
Mais ne dis plus : " A toujours ! " je t'en prie ;
Dis : " A demain ! "

Nos jours lointains glissés purs et suaves,
Nos jours en fleurs ;
Nos jours blessés dans l'anneau des esclaves,
Pesants de pleurs ;

De ces tableaux dont la raison soupire
Otons nos yeux,
Comme l'enfant qui s'oublie et respire,
La vue aux cieux !

Si c'est ainsi qu'une seconde vie
Peut se rouvrir,
Pour s'écouler sous une autre asservie,
Sans trop souffrir,

Par ce billet, parole de mon âme,
Qui va vers toi,
Ce soir, où veille et te rêve une femme,
Viens ! Et prends-moi !

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Lun 23 Mar - 12:09

أنشودة الرغبة الأولى


فدريكو جارسيا لوركا Federico Garcia Lorca



في الصباح الأخضر

أردت أن أكون قلباً

قلباً

.

وفي المساءِ اليانع

أردت أن أكونَ عندليباً

عندليباً

.

( ياروح..

كوني بلونِ البرتقال

ياروح..

كوني بلونِ الحب )

.

في الصباح المفعمْ

أردت أن أكون أنا

كالقلبْ

.

وفي نهايةِ المساء

أردت أن يكون صوتي

العندليب

.

ياروح..

كوني بلون البرتقال

ياروح..

كوني بلون الحب


ترجمة / عدي الحربش

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Mer 25 Mar - 21:21

Chanson d'automne
Paul VERLAINE

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
feuille morte

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Mer 25 Mar - 22:07

L'oiseau bleu
de DAUDET

J’ai dans mon cœur un oiseau bleu,
Une charmante créature,
Si mignonne que sa ceinture
N’a pas l’épaisseur d’un cheveu.

Il lui faut du sang pour pâture
Bien longtemps je me fis un jeu
De lui donner sa nourriture :
Les petits oiseaux mangent peu.

Mais sans rien en laisser paraître,
Dans mon cœur il a fait, le traître,
Un trou large comme la main.

Et son bec fin comme une lame,
En continuant son chemin,
M’est entré jusqu’au fond de l’âme !...

Alphonse Daudet

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Princesse
Esthète


Féminin
Localisation : Nomade
Réputation : 7
Inscrit le : 04/11/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Dim 29 Mar - 12:39


Je pense fort à toi
Quand j'ai du vague à l'âme
Et que ma joie s'en va
Tout en moi te réclame
je pense fort à toi ...!

Lorsque le gris du ciel
Déteint sur mes idées
Pour recevoir l'arc-en-ciel
Vers toi vont mes pensées.
S'il pleure dans mon coeur
Et que je broie du noir
Quand demain me fait peur
Te rêver c'est l'espoir.
Alors je t'imagine
Te voilà devant moi
D'un coup tout s'illumine
que j'ai bien de la chance
De penser fort à toi
Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Masculin
Localisation : Tahat
Qualité : Fondateur
Humeur : Vous n'avez aucune chance mais saisissez là.

Réputation : 72
Inscrit le : 21/10/2008

MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Lun 30 Mar - 11:38

Mélancolique mer que je ne connais pas...
de Jean Moreas

Mélancolique mer que je ne connais pas,
Tu vas m'envelopper dans ta brume légère
Sur ton sable mouillé je marquerai mes pas,
Et j'oublierai soudain et la ville et la terre.

Ô mer, ô tristes flots, saurez-vous, dans vos bruits
Qui viendront expirer sur les sables sauvages,
Bercer jusqu'à la mort mon coeur, et ses ennuis
Qui ne se plaisent plus qu'aux beautés des naufrages ?

________________________________________________________________________

Gardez votre fric et laissez-nous nos valeurs
Revenir en haut Aller en bas
http://iqbal.forumalgerie.net
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Un poème car à tout il faut un commencement   Aujourd'hui à 17:16

Revenir en haut Aller en bas
 
Un poème car à tout il faut un commencement
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 6 sur 21Aller à la page : Précédent  1 ... 5, 6, 7 ... 13 ... 21  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
IQBAL : Pour un monde heureux et solidaire de valeurs et d'esthétique :: ARTS et LETTRES :: LITTERATURE / Roman, poésie, essai-
Sauter vers: