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 BIO Chanteurs et musiciens

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MessageSujet: BIO Chanteurs et musiciens   Lun 1 Déc - 17:18

Abdelhalim Hafed

Abdelhalim Hafed ou Abdel Halim Hafez (arabe: عبد الحليم حافظ), de son vrai nom Abdelhalim Chabana, (né le 21 juin 1929, mort le 30 mars 1977) était un acteur et un chanteur très populaire en Égypte et dans le monde arabe durant les années 50 jusqu'aux années 70. Surnommé "al andalib al asmar" (le rossignol brun) en raison de sa voix envoutante, il est considéré comme l'un des plus grands chanteurs arabes, si ce n'est le plus grand, étant donné que ses disques et cassettes sont les plus vendus (les chiffres de ses ventes depassent celles d'Oum Kalthoum). Les chansons d'Abdel Halim passent encore sur les radios, et beaucoup de ses chansons ont été reprises par des chanteurs contemporains.

Il est né le 21 juin 1929 à Al-Hilwat, un village situé dans la province d'Ash Sharqiyah en Égypte.

Il est le quatrième enfant du cheikh Ali Ismaïl Shabana. Il a eu deux frères, Ismaïl et Mohammed, et une soeur Aliah. Sa mère meurt par la suite de son accouchement, et son père meurt cinq ans après, le laissant orphelin. Il part au Caire vivre avec son oncle et sa tante qui l'élèveront. Il se fait remarquer pour ses talents musicaux dès l'école primaire, ou il impressionne son professeur de musique Mahmoud Hanafi. Son frère Ismaïl était son premier professeur de chant. En 1940, à l'âge de 11 ans il part étudier la musique à l'institut arabe de musique au Caire ou il est connu pour chanter des chansons de Mohammed Abdel Wahab. Là-bas, il apprend en particulier à jouer du hautbois, et il ressort diplômé de cette école de musique en 1946.

Il devient professeur de musique, mais il accumule les absences préférant se concentrer sur ses chansons. Il se fait licencier par le ministère de l'éducation nationale en 1951.

Il chante dans des clubs du Caire et connait l'echec quand il se fait huer et jeter des tomates en 1952 à Alexandrie par un public qui n'appreciait pas qu' il chante ses propres chansons. Mais il devient definitivement célèbre lorsque qu'il doit remplacer à la radio à la dernière minute le chanteur Karem Mahmoud.

Il devient l'un des plus célèbres acteurs et chanteurs de sa génération. Contemporain de géants tels que Oum Kalthoum, Mohammed Abdel Wahab, Farid El Atrache pour ne citer que ceux-là, il s'est détaché d'eux en apportant un nouveau souffle pour le «tarab» et l'art de la chanson. Ainsi, on le voyait décontracté et souriant sur scène; il aimait s'amuser avec le public et jouer le chef d'orchestre. Cet amour de la scène et du public, rompant avec l'attitude crispée de ses concurrents, est une des raisons de son exceptionnelle popularité. Mais ses performances scéniques et cinématographiques pleines de passion restent impressionnantes, car Abdelhalim souffrait continuellement; atteint de la bilharziose, il était aussi asthmatique et souffrait des séqqueles d'une fracture a la jambe. On a aussi raconté qu'il utilisait sa maladie pour s'attirer la sympathie du public féminin; mais sa mort des suites de cette maladie fait taire ces accusations. Parmi ses inoubliables concerts, on note une prestation a l'Olympia de Paris en 1974.

Sa dernière apparition sur scène remonte a mars 1976, et il décède alors qu'il préparait l'interprétation de "Min ghir lih". Cette composition qu'il n'a pu interpreter sera chantée en son honneur par Abdelwahab en personne.

Ses principaux collaborateurs furent Mohamed el Mougy et Kamal Ettaouil (ses vieux amis), Abdelwahab, et d'autres artistes tels que Baligh Hamdi, Mohamed Hamza ou le grand poète syrien Nizar Qabbani. Abdelwahab l'avait pris sous son aile, impressionné par la voix de son jeune concurrent; une grande amitié se liera entre lui et Abdelhalim, qui était aussi l'ami de Farid el Atrache. En revanche, le rossignol a connu la dispute avec deux stars de la chanson arabe, Oum Kalthoum et Warda.

Abdelhalim était aussi un grand ami du président egyptien Gamal Abdel Nasser; il a connu le succès a l'epoque de la revoulution nassérienne, et faisait partie des préférés du president. Abdelhalim a interprété plusieurs chansons patriotiques et chantait lors des fêtes qui celebraient l'anniversaire de la revolution.

Abdel Halim ne s'est jamais marié, mais des rumeurs persistantes parlent d'un mariage secret avec l'actrice Souad Hosni qui aurait duré six ans. Les amis d'Abdel Halim et de Souad Hosni continuent toujours aujourd'hui à nier ce mariage.
Souad se suicide le 21 juin 2001, à l'anniversaire d'Abdel Halim.

Quand il était jeune, il est tombé amoureux d'une jeune fille avec laquelle il voulait se marier. Mais les parents n'ont pas donné leur accord.
Quatre ans après, les parents ont donné leur permission pour le mariage, mais elle meurt d'une maladie juste avant le mariage.
Abdel Halim ne s'en est jamais remis, et il a consacré ses plus tristes chansons à cette femme, dont Fi Youm, Fi Shahr, Fi Sana et Qariat el-Fingan.

Il meurt le 30 mars 1977 au King's College Hospital de Londres, des suites d'une bilharziose qui l'a affecté dès 1940 apres une baignade dans le Nil, et dont il souffrira chroniquement à partir de 1955. Des milliers de personnes ont assisté à son enterrement au Caire, ce sont les plus grandes funérailles d'Égypte après celles du président Nasser et de la chanteuse Oum Khaltoum. Quatre femmes se sont suicidées à l'annonce de sa mort.

Le chanteur Jay-Z reprend en 1999 la musique de la chanson Khosara pour sa chanson Big Pimpin. En 2006 sort un film dans lequel Ahmed Zaki incarne son ami Halim; apres son decès d'un cancer pendant le tournage en 2005, c'est son fils qui finira le tournage. La chaine MBC a, elle, diffusé pendant le mois du ramadan 2006 un feuilleton qui retrace la vie de cette légende. C'est dire la popularité et l'interet que suscite Abdelhalim, 30 ans apres sa mort prématurée qui avait plongé dans la tristesse des miliers de fans. De même une émission people genre Star academie où des jeunes en compétition reprenaient ses chansons et son look.

Ses chansons les plus célèbres sont "zay el hawa", "gana el hawa", "ahwak", "fatet ganbina", "sawah", "bilomoni leih", "nebtedi mnin el hikaya" ou encore l'immense "qariat el fingan" (N.Qabbani et M.Mougy).
Cette chanson fait parler une voyante, qui s'adresse a un jeune homme, lui parlant de sa vie, de sa bien aimée qu'il cherchera toute sa vie mais qu'il ne trouvera jamais. Cet ultime et tres célèbre succès de Halim ,interprété en 1976, illustre le tragique destin du rossignol.

Du coté chansons patriotiques, on connait bien "nasser ya horeya" (dediée au president Nasser), "al watan al akbar" (avec chadia, warda, sabah), "bil ahdhan" ou "ehna el shaab"

Source : Wikipedia

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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Lun 1 Déc - 17:41

Ce court article paru dans le numéro 27 était illustré par une gravure de Bruno Lefebvre.


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Arthur « Peg Leg Sam » Jackson
(18 décembre 1911 – 27 novembre 1977)
Le samedi 16 septembre 1972, Bruce Bastin et Pete Lowry apprennent à la dernière minute que la troupe de Chief Thundercloud se produit à Pittsboro, Caroline du Nord. Ils s’y précipitent et filment... une vieille connaissance, un bonimenteur hors pair qui danse sur sa jambe de bois devant un public hilare, agrémentant ses blagues d’impossibles grimaces que prolonge sa barbiche blanche : Peg Leg Sam, comparse régulier du chef indien mais voyageur imprévisible, est donc encore en vie !
« Tel que vous me voyez là, vous voyez le portrait craché d’un homme né avec la poisse. Je suis né le treize, jour impair, et même un vendredi 13, le jour qui porte malheur ! Pour vous dire à quel point j’ai la poisse, si je marche à vive allure je suis sûr de buter dans quelque chose, et si je ralentis il y aura toujours quelque chose pour me rentrer dedans! J’ai tellement la poisse que le jour où il pleuvra de la soupe, tout le monde sera là avec sa cuiller pour la récolter et je serai le seul à n'avoir qu'une fourchette. Ouais M’sieur, je suis né avec la poisse ! »

Ce personnage goguenard, bavard à souhait, qui met le public dans sa poche avant même d’avoir sorti la première note de son harmonica, est bien plus qu’un survivant du blues d’avant-guerre : l'un des derniers musiciens formés à l’école des « medicine shows », ces spectacles ambulants destinés à vendre des remèdes aussi douteux que miraculeux, qui constituaient l’une des principales attractions dans les campagnes du Sud au début du siècle. Son introduction habituelle, « Born for Hard Luck », obéit à la vieille maxime selon laquelle il importe de rire pour éviter de pleurer sur son sort… mais la poisse, quel enfant de métayers noirs pouvait prétendre y échapper autrement que par la dérision ?

Né en 1911 près de Jonesville, Caroline du Sud, Arthur Jackson n’a connu dans son enfance que les travaux des champs, et la pièce unique d’une cabane en planches qui abritait ses parents et ses cinq frères et sœurs. Bénissant les rares jours de pluie qui lui permettaient de fréquenter l’école, il commence à fuguer dès l’âge de dix ans et cette bougeotte incessante ne l’a jamais quitté.
Son talent précoce à l’harmonica l’amènera à se produire dans les rues, lors de foires et de pique-niques, s’inspirant d’abord de musiciens locaux tels Butler Jennings et Biggar Mapps.
Errant entre Géorgie et Caroline du Sud, il trouve son mentor à Spartanburg en la personne d’Elmon « Keg Shorty » Bell, et dès 1922 rencontre le chanteur-guitariste Pink Anderson auprès duquel il contractera le virus du spectacle ambulant. On le trouve en Caroline du Nord, à Anderson en compagnie de Jesse Lawson, à Brevard avec Jack Hemphill, mais ces diverses associations n’étanchent pas sa soif de pérégrination.
Il exercera divers métiers, de la Floride à la Nouvelle-Angleterre, du Canada aux Bahamas, tantôt vagabond, tantôt prédicateur, le plus souvent travailleur manuel, occasionnellement marié ou emprisonné, mais à aucun moment de sa vie réellement sédentaire.
En 1930, voyageant dans un train de marchandises, il fait une chute qui entraînera la perte de sa jambe droite. Ce tragique épisode cantonne désormais ses activités au domaine musical, mais n’entame pas son goût du voyage : celui qu’on surnomme à présent « Peg Leg » en raison de son pilon de bois participe six mois par an aux spectacles des « docteurs » Frank Kerr, Doc Thompson, puis Silas Green.
Outre ces engagements de longue durée, Peg Leg Sam continue de se déplacer, le plus souvent en auto-stop, de se produire dans les rues, à bord des bateaux de plaisance ou à l’occasion de manifestations locales. Sponsorisé par Julius Fenner, négociant en tabacs qui apprécie son talent, il bénéficiera entre 1936 et 1961 de séquences régulièrement diffusées par plusieurs stations de radio, puis de télévision.
Sa dernière association avec Leo Kadhot, Indien Potawatomi qui vendait ses remèdes sous le nom de « Chief Thundercloud », débute dans les années cinquante et durera plus de vingt ans, dont dix en compagnie de Pink Anderson et du joueur de washboard « Chilly Winds ».

C’est seulement en 1970 que « Peg Leg » est découvert par Pete Lowrey et Bruce Bastin qui le feront enregistrer pour Flyright et Trix. Bien qu’il ait renoncé à « faire la route » après la disparition de son vieil associé, il poursuivra ses activités jusqu’en 1977, date à laquelle lui-même décèdera. Se produisant dans les universités, participant aux festivals plus tardivement, mais avec autant de succès que les premiers acteurs du « blues revival », il joue notamment en Caroline du Nord, en Virginie, ainsi qu’à Philadephie, Boston, Washington et New York où il enregistre en compagnie de Louisiana Red.

Avant d’être musicien, Peg Leg Sam était un conteur, un farceur et un improvisateur. Il était non seulement la vedette principale des « medicine shows » qu’il animait, mais également l’aboyeur et le bonimenteur de ces spectacles qui duraient au minimum deux heures. Lorsque le « docteur » intervenait pour présenter ses mixtures faites de térébenthine, de kérosène et d’essences aromatiques, c’est encore lui qui s’infiltrait dans l’assistance pour proposer les précieux flacons, agrémentant chaque vente d’une ritournelle. Ses monologues, subtils mélanges de tradition populaire, de témoignages autobiographiques, d’histoires grotesques et de jeux de mots de circonstance, étaient aussi appréciés que ses tours de force instrumentaux. Sa voix naturellement percutante et éraillée pouvait se faire sobre ou profonde, voire aussi solennelle que celle d’un prédicateur, rôle qu’il savait endosser et parodier à merveille.

« Je ne crois pas une seconde que le bon Dieu m’ait laissé vivre soixante-dix ans pour le seul plaisir de me balancer dans un océan de flammes, et s’amuser de mes pleurs et de mes grincements de dents. Pas la peine de chanter ses louanges si on croit que c’est ce qu’il a derrière la tête. Ne vous apitoyez jamais sur votre sort, riez de vos malheurs, mais ça, non... c’est le plus gros mensonge qu’on ait inventé ! On ne me fera jamais craindre d’être plongé dans la friture comme un vulgaire patate, certainement pas. »

Harmoniciste accompli, Peg Leg s’inspirait incontestablement de virtuoses comme De Ford Bailey ou Freeman Stowers, capables de jouer simultanément mélodie et accords. Mais son talent ne se limitait ni aux imitations de trains, ni aux hallucinantes scènes de chasses agrémentées de cris d’animaux comme son célèbre Fox Chase, ni au seul style « montagnard » dont héritera Sonny Terry. Il pouvait faire preuve d’une grande retenue dans les pièces chantées, prolongeant chaque phrase d’un motif instrumental enchaîné sans aucune rupture, et modelant sa sonorité avec soin et aisance. Par-dessus tout, son talent d’improvisateur ne se fondait jamais dans des structures indistinctes, chaque pièce reposant sur un thème clairement exposé, éventuellement plusieurs thèmes qui se succédaient spontanément au gré de son inspiration.

Son vaste répertoire comportait des chansons empruntées à la tradition des minstrels, des ballades, des pièces instrumentales, des compositions personnelles ainsi que des reprises de blues enregistrés dans les années trente comme Early In The Morning, fidèle adaptation de la version de John Lee Williamson qui démontre une fois de plus l’importance du disque dans l’élaboration et la propagation de la musique de blues au début du siècle.

Deux disques compacts offrent une sélection de cet héritage : Early This Morning (Corazong 255 029) et surtout Medicine Show Man (Trix 3302), réédition de l’excellent Kickin’ It (32 Jazz Records). Accompagné occasionnellement par Baby Tate ou Louisiana Red, Peg Leg Sam, alors âgé d’une soixantaine d’année, fait preuve d’un professionnalisme et d’une « présence » exceptionnelle.

Patrice Champarou

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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Mer 10 Déc - 16:09

Charles AZNAVOUR


D'origine arménienne Charles Aznavourian est né à Paris le 22 mai 1924. En 1941, il rencontre un jeune auteur compositeur, Pierre Roche, avec qui il écrit un duo et écume les cabarets de la capitale. En 1946, il rencontre Edith Piaf et son idole, Charles Trenet. A la fin des années 40, le duo Aznavour–Roche part pour les Etats–Unis puis pour Montréal où il reste à l'affiche pendant des mois. En 52 il commence à chanter en solo, mais sans succès. En revanche, il se fait un nom comme compositeur pour Mistinguett, Patachou, ou encore Juliette Gréco. C'est en 1957 que Aznavour connaît enfin le triomphe lors d'une série de concerts à l'Alhambra puis à l'Olympia où il passe pour la première fois en tête d'affiche. Il décide alors d'entreprendre une tournée à l'étranger.

Sa carrière cinématographique prend parallèlement son envol. En 1958, il tourne «Les dragueurs» de Jean–Pierre Mocky et «La tête contre les murs» de Georges Franju pour lequel il reçoit le prix d'interprétation masculine du cinéma français. François Truffaut fait appel à lui en 1960 pour «Tirez sur le pianiste» et le succès de ce film aux Etats–Unis lui ouvre les portes du Carnégie–Hall, le prestigieux music–hall new–yorkais. La critique est enthousiaste et Aznavour commence alors un véritable tour du monde qui va durer plusieurs années.

En 1975, il crée la chanson «Ils sont tombés» en hommage au peuple arménin. Cette même année, il joue avec Claude Chabrol dans «Folies Bourgeoises» et retrouvera le metteur en scène en 1983 pour «Le Fantôme du Chapelier». Vedette internationale, ses chansons sont reprises par les plus grands. Ray Charles chante «La mamma» et Fred Astaire «Les plaisirs démodés» en 1976 et peu de temps avant de disparaître, en 1977, Bing Crosby reprend «Hier encore». En 1978, il entame une tournée internationale et encore une fois, triomphe à Broadway. L'année suivante, il joue dans le film «Le Tambour» de Volker Schlœndorff qui obtient la Palme d'or au Festival de Cannes. 1980, il triomphe à l'Olympia dont il est maintenant un des piliers et l'année suivante, il reprend ses tours de chant à travers le monde.

En septembre 2003, Charles Aznavour publie ses mémoires, Le temps des avants (Flammarion) et sort un nouvel album en décembre, Je voyage. Proche des Algériens grâce à son beau fils Jean Rachid, d'origine algérienne, époux de sa fille Micha, il collabore avec Mami et Tarik.
Charles Aznavour triomphe sur la scène du Palais des Congrès à Paris pour y fêter ses 80 ans en 2004.
Il totalise aujourd'hui plus de 64 ans de carrière, 740 chansons, dont 350 en français, 150 en anglais, 8 disques en espagnol, 7 en allemand.

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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Sam 13 Déc - 16:29

David Fiodorovitch Oïstrakh (en russe : Давид Фёдорович Ойстрах), né le 30 septembre 1908 à Odessa et mort le 24 octobre 1974 à Amsterdam, est l'un des violonistes les plus réputés du XXe siècle. Violoniste et altiste, il a profondément influencé la technique de l'instrument, par sa maîtrise technique, sa déconcertante décontraction, sa virtuosité. Musicien, il a durablement marqué l'histoire de la musique au travers de la collaboration qu'il entretint avec de grands compositeurs qui lui dédiaient leurs œuvres. Son fils et disciple Igor Oïstrakh est également un violoniste réputé.
David Oïstrakh naît à Odessa, alors ville russe. Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, une grande migration venant de Pologne en avait fait la plus juive des grandes villes de l'Empire russe. Dans les quartiers sud de cette ville très cosmopolite, Fiodor Davidovitch Oïstrakh et Isabella Stepanovna Kolker, eux-mêmes d'origine juive, vivent dans un petit appartement. Fiodor est un modeste officier, qui doit vendre des graines de tournesol pour améliorer ses revenus. Il joue bien du violon, mais aussi du cor et d'autres instruments à vent. Isabella est chanteuse de chœur à l'opéra. Très tôt, Isabella emmène son fils David aux répétitions.

Odessa était alors un centre culturel et scientifique des plus vivants. Les cafés et les restaurants recevaient des violonistes ; le Square Richelieu, des ensembles de cuivres et des orchestres napolitains ; les personnalités des quatuors à cordes et autres ensembles de chambre ; le Théâtre, Glazounov, Chaliapine, Sobinov, Caruso, Anna Pavlova ou Isadora Duncan.

Dans cette atmosphère prometteuse, et sur sa demande, David reçoit son premier violon à cinq ans, en remplacement de son violon jouet dont il était inséparable et avec lequel il aimait à se montrer. David est motivé, certes, mais sa chance sera son premier professeur, Piotr Solomonovitch Stoliarski.

La pédagogie de Stoliarski était fondée sur le jeu, et sur une connaissance des talents et du caractère de chacun de ses élèves. À la fois très présent, mais partisan de l'autonomie, il ne jouait que rarement, préférant laisser ses élèves appréhender et résoudre les difficultés par leurs propres moyens. Ils étudiaient le violon et l'alto, jouaient dans de petits ensembles à l'unisson ou en orchestre, et donnaient souvent des auditions et des concerts afin de s'habituer au trac et au public, et de financer dans le même temps cette école si particulière. David y côtoie un autre futur violoniste virtuose, Nathan Milstein, de cinq ans son aîné, avec lequel il joue en quatuor, Nathan se chargeant de la partie de violoncelle !

Il ne sera jamais un enfant prodige (comme le seront dans sa génération Heifetz ou Menuhin) — Stoliarski dira d'ailleurs : « je ne veux pas que Dodik soi un enfant prodige, parce que c'est un véritable musicien ».

La Première Guerre mondiale et la Révolution russe ne ralentissent que peu les progrès de David. Sa famille, comme tant d'autres, sombre dans la pauvreté, mais Stoliarsky parvient à ménager de bonnes conditions de travail à ses élèves. Et après des années difficiles, le pouvoir soviétique ramène un début d'ordre en 1920.

Son premier concert eut lieu en 1923. Au programme figurait le Concerto en la mineur de Bach. Ce concerto, ainsi que la sonate les Trilles du diable de Tartini, les Airs bohêmiens de Sarasate, figurait sur les premières affiches à porter le nom de David Oistrakh, l'année suivante.

Sa première tournée se déroula en Ukraine en 1925, avec l'orchestre du Conservatoire d'Odessa. Les conditions sont difficiles, les voyages éprouvants.

David Fiodorovich quitta le conservatoire en 1926 ; son programme de fin d'année révèle déjà le grand musicien : à côté d'œuvres plus courantes, la chacone de Bach et la sonate de Tartini, David fait figurer la sonate pour alto d'Anton Rubinstein et le premier concerto de Prokofiev. Cette œuvre, très difficile et très novatrice, était une prise de risque énorme, d'autant qu'elle venait d'être écrite (1917) et créée (18 octobre 1923, à l'Opéra de Paris par Marcel Darrieux) et dont la première russe ne datait que du 21 octobre 1923 à Moscou (Nathan Milstein, Vladimir Horowitz au piano)...............................

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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Dim 14 Déc - 14:23

Abdelhadi Belkhayat عبد الهادي بلخياط
Né en 1940 à Fès, Zougari El Idrissi Abdelhadi, dit Belkhayat, a quitté trés tôt sa ville natale pour s'installer à Casablanca. Une audition à la radio, rue l'Brihi, le pousse rapidement sur le devant de la scène. Dominée à l'époque par Mohamed Fouiteh, Maâti Benkacen, Brahim Alami. Il réussit à imposer son style avec sa voix chaleureuse et ses mélodies d'influences orientales. Il représente la nouvelle génération avec Abdelwahab Doukkali, Latifa Amal, Mohamed Hayani. Une génération fascinée par l'Egypte et ses Oum Kalthoum, Farid El Atrach et autres Abdelhalim Hafez. Ce pays avait recu a bras ouverts Sabah la libanaise, Warda El Jazaereya et bien d'autres. Ce qui décide Belkhayat à partir effectivement à la conquête du pays des pharaons et espère trouver une place au soleil. Il s'inscrit au conservatoire supérieur de musique arabe du Caire et trouve tant bien que mal sa place dans cette jungle dominée par certains auteurs et compositeurs. Mais c'est la grande déception qui l'attend. Le dilemme étant de chanter en misriya ou rentrer bredouille. Il choisit la deuxième option. Les trois années (entre 1965 et 1967) passées là-bas lui ont permis malgré tout de se faire connaître du public égyptien. Beaucoup d'égyptiens se rappellent encore de son passage et regrettent qu'il ne soit pas resté. Belkhayat, lui n'a pas regretté, puisqu'il a accumulé succés et gloire tout en préservant son style original. Il est non seulement la coqueluche de toute une génération de marocains mais devient vite une star en Algérie, puis plutard en Tunisie et en Libye. En 1973, son Olympia à Paris rassemblera plus de gens sur le trottoir que dans la salle par manque de places. A cette même époque, il tente une carrière cinématographique avec deux rôles proposés par le réalisateur marocain Abdellah Mesbahi :"Silence sens interdit" (1973) et "où cachez-vous le soleil?" (1979) où il partage la vedette avec Abdelwahab Doukkali. Ces films, tournés entièrement au Caire, sont restés inédits au Maroc.

Pendant ce temps, il multiplie les collaborations avec des auteurs comme Ahmed Tayeb Elalj et Abderrafiî Jaouahiri et son compositeur favori Abdeslam Amer qui ont su populariser son côté classique tout en lui apportant une touche chic et romantique. El Qamar el ahmar, Fi Qalbi jarh q'dim, Aouni nensak sont de grands classiques et font désormais partie du patrimoine collectif marocain. La voix forte de Belkhayat présente l'avantage de s'adapter à différents genres musicaux. Il peut passer sans complexes de la plus difficile qassida de Mohammed Abdelwahab au plus populaire des airs de Hocine Slaoui. Le succès continuera jusqu'à la fin des années 80 où il entame une période mystique et se consacre exclusivement aux psalmodies coraniques. Il se retire dans une mosquée casablancaise et fait l'imam pendant quelques années. Ses fans, pendant ce temps, continueront à répéter le refrain de son qitar El hayat, son dernier véritable succés, tout en le considérant comme le dernier mythe marocain vivant, au même rang que Nass El Giwane ou Jil Jilala.

En cette année 2000, Abdelhadi Belkhayat décide de ne pas s'arrêter là et reprend la chanson pour satisfaire un public toujours demandeur. Il promet un album pour l'année prochaine mais aussi une grande tournée à travers les villes du royaume.

Abdelhadi Belkhayat sur Aljadide.com
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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Lun 15 Déc - 12:14

Michel Berger
Michel Berger (de son véritable nom Michel-Jean Hamburger) est né le 28 novembre 1947 à Paris. Son père, Jean Hamburger, est un professeur de médecine réputé.
Jeune déjà c'est un génie de la musique de variétés. Tout ce qu'il compose est un succès. Célèbre à 17 ans, il réussit en parallèle de brillantes études universitaires. Il donne à la chanson française une touche très personnelle, faite de vigoureuse sensibilité. Il découvre Véronique Sanson à la voix si fortement exceptionnelle et est le mari et compositeur de la fragile France Gall. Il lance le premier rock opéra français "Starmania" qui connait un énorme succès. Une version américaine est montée sous le titre "Tycoon" avec Céline Dion, Kim Carnes, Tom Jones, Nina Hagen, Cindy Lauper qui interprète avec maestria "The world is stone" ("Le Monde est stone") et Peter Kingsberry.
Le 2 août 92 constitue la fin de nombreuses années de recherche et de travail personnel d'un chanteur et compositeur de grand talent reconnu
par des milliers de fans : Michel Berger meurt d'un arrêt cardiaque à la suite d'une partie de tennis. Sa femme France Gall, monte sur scène, seule, à Bercy en 1993 pour défendre leur dernier album "Double jeu" et pour rendre un hommage à Michel Berger, l'artiste. Après la mort de leur fille Pauline en 1997, la chanteuse disparaît de la scène musicale.

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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Mar 16 Déc - 14:15


LemChaheb (aussi appelé Lamchaheb) est une formation musicale marocaine très populaire créée en 1975 à Casablanca, connue pour son goût prononcé pour les musiques occidentales, et le sens de la provocation .

LemChaheb a pour particularité d'introduire des instruments électriques modernes et de composer des textes dénonçant les excès du régime politique marocain. De fait, ils ont à maintes fois été comparé au Sex Pistols.

Riche d'influences musicales diamétralement opposées comme le raï, la musique berbère, la musique gnawi et mis au diapason du rock et de la musique pop, LemChaheb est reconnu pour avoir participé au renouveau de la musique marocaine des années 1970 jusqu'aux années 1980, date à laquelle le groupe disparaît de la scène.


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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Mar 16 Déc - 15:49

M'hamed El Kourd.

En mémoire de mon grand-père qui se déplaçait jusqu'en Tunisie pour écouter El Kourd.
En l'honneur de ma mère pour qui El Kourd et El Fergani demeurent les références.


Célèbre compositeur et musicien multi-instrumentiste de musique algérienne, Cheikh M'hamed El Kourd, de son vrai nom Mohamed Benamara, est né dans la Vieille Ville d’Annaba le 2 août 1895. Cet enfant de Bouna manifesta très tôt sa passion pour la musique et adopta le Tar (luth à long manche) pour accompagner ses mélodies. Pendant la Première Guerre mondiale, il est soldat et combat en Allemagne où il continue à pratiquer son art.
Durant son périple à travers les pays d'Europe et d'Orient il fréquenta des grands maîtres de la musique arabe de Syrie, d'Egypte, de Tunisie, de Turquie et notamment du Kurdistan où il fit connaissance avec la musique Kurde et où il hérita par la même occasion du surnom "d'El Kourd" (le Kurde) qui deviendra à jamais son pseudonyme d'artiste.
Son parcours initiatique inspiré d'une musique universelle lui permit de développer sa création musicale au rythme des notes de son nouveau compagnon de musique, le piano. C'est avec ce dernier, instrument dont il devient un virtuose, qu'il acquière la notoriété en l'intégrant pour la première fois dans un orchestre de Malouf (musique classique arabo-andalouse spécifique de l'est algérien).
Ses compagnons de musique et les mélomanes l'avaient surnommé "les doigts d'or". Ses doigts agiles palpaient, caressaient et interrogeaient, disaient-ils, les touches de son piano comme s'il s'agissait de les mettre en condition avant de lancer ses premières notes.
L'oeuvre de Cheikh M'hamed El Kourd compilée sur près d'une cinquantaine d'opus démontre remarquablement la contribution du maître à la musique classique algérienne. Il prendra conscience très tôt de la nécessité de pérenniser un art millénaire transmis jusque-là uniquement par voix orale. C'est ainsi que Cheikh El Kourd commencera très vite à consigner des pièces rares de cette musique arabo-andalouse dans une maison d'édition parisienne "Beidaphone" où il enregistre "Man frag ghzali", "Salah Bey", " Haramt bik nouâssi", "Farakouni" et "Âynine lahbara", les premières chansons à être reproduites sur le support le plus en vogue à l'époque, le disque "78 tours", qui venait à peine de remplacer le gramophone. Après avoir gravé ces mélodies immémoriales, El Kourd s'intéresse davantage à la notation musicale, à l'écriture du solfège et surtout à la transcription de ce patrimoine lyrique sur partitions.

Il participe ainsi en 1932 au fameux Congrès du Caire en tant que représentant de la musique algérienne aux côtés de Larbi Bensari, le Cheikh de Tlemcen. Cette rencontre scientifique, première du genre,
s'était tenue à l'initiative du richissime baron anglais Rudolph d'Erlanger, un mécène auprès duquel Cheikh El Kourd venait souvent jouer dans son magnifique palais d'El Marsa, dans la banlieue nord de Tunis. Par ailleurs, l'évocation de Cheikh El Kourd aujourd'hui ne va pas sans rappeler le contexte dans lequel surgissait la notoriété de cet artiste hors pair : le colonialisme en Algérie était alors à son apogée. On s'apprêtait même à en commémorer en grande pompe le centenaire (1830-1930).
Le retour de Cheikh El Kourd à Annaba coïncide avec la disparition de son maître Cheikh Mustapha Ben Khammar qui, dit-on, aurait eu pour autre disciple illustre le célèbre compositeur français de musique classique, Camille Saint-Saëns. Annaba, l'ex-Bône des années folles, ville ouverte sur la mer, s'amusait souvent le soir venu sur les airs du Malouf.
Les plus anciens évoquaient le souvenir d'une foule cosmopolite qui sortait, chaque soir, pour écouter Cheikh El Kourd. Qu'ils soient juifs, italiens, espagnols ou maltais, beaucoup apprécieront la compagnie de l'artiste, sa volubilité légendaire et son art de vivre.
Le 10 octobre 1951, la voix du Cheikh El Kourd et celle de son piano légendaire qu'il a été le premier à introduire dans le malouf s’éteignirent définitivement.


in Annaba.net

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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Ven 2 Jan - 1:23

Maurizio Pollini

Maurizio Pollini est né le 5 janvier 1942 à Milan (Italie)
Son père, architecte de renom, lui offre dès l'âge de 5 ans ses premières leçons de piano.
Le petit Maurizio manifeste déjà des dons exceptionnels puisqu'il est capable d'apprendre un morceau de 10 pages en l'espace d'un quart d'heure. Il entre alors au Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan où il suit les cours de Carlo Lonati et Carlo Vidusso. En 1957, alors âgé de 15 ans ..., Maurizio Pollini subjugue l'auditoire par son interprétation époustouflante des Etudes de Chopin. La presse est alors émerveillé par ce jeune pianiste qu'elle considère comme un grand espoir du piano italien. L'année suivante (1958), Maurizio Pollini est inscrit au Concours international de Genève. Une certaine Martha Argerich figure également parmi les participants. Pollini remporte le 2nd Prix, Argerich ... le 1er. Mais c'est en 1960 que Maurizio Pollini va réellement éblouir le monde musical de tout son talent en remportant à l'âge de 18 ans le 1er Prix à l'unanimité du prestigieux Concours Chopin de Varsovie.

Pollini fait alors la une des journaux en devenant le premier italien à remporter ce Prix. Le président du jury, le grand Artur Rubinstein, lui-même profondément impressioné, dira à l'issue du Concours : "Techniquement, il nous surpasse tous." Fort de ce succès, Pollini reçoit une avalanche de propositions. Après quelques concerts (San Carlo de Naples, 1961), Pollini sent qu'il doit encore mûrir. Il décide alors de se retirer de la scène internationale se produisant tout au plus 15 fois de 1963 à 1966. Il choisit l'isolement puis le travail avec Arturo Benedetti Michelangeli qui le guide dans sa quête de perfection.

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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Jeu 15 Jan - 23:56

Alla

Alla, de son vrai nom Abdellaziz Abdallah, est né le 15 juin 1946 à Bechar, métropole saharienne à 900 kilomètres de la Méditerranée.

Dernier né d'une famille de douze enfants, d'un père venu de Taghit (oasis située à 90 km de Bechar), et d'une mère originaire de Tafilalet, au sud du Maroc. Alla quitte à 15 ans les bancs de l'école pour commencer à gagner sa vie.

A seize ans, Alla fabrique son propre luth de fortune : l'universel instrument à cordes des gamins, à base de bidon, de bout de bois en guise de manche et de câbles de frein de vélo pour les cordes. Les copains du quartier sont son premier auditoire.

En 1972, Alla achète son premier oud (luth arabe). Il joue alors, comme tous ses pairs, des mélodies en vogue et, en général, du melhoun marocain. Mais, rapidement, il vole de ses propres ailes, se forgeant un style, explorant des horizons nouveaux pour arriver dans sa pratique de l'instrument à une sorte de synthèse entre le jeu oriental et le jeu africain.


En Algérie, un producteur réussit à le faire entrer en studio pour y réaliser une cassette. Aujourd'hui, Alla ne l'accepte qu'à moitié : il a toujours eu une relation absolue, mystique, avec la musique. Longtemps, il s'interdit d'en faire commerce et de faire « carrière ».

La démarche d'Alla est faite d'improvisation au fil des soirées. Il ne se souvient jamais de ce qu'il a joué la veille ; son inspiration : « tout ce qui me fait mal ressort », dit-il. Un récital d'Alla ressemble à un rituel : on vient prendre le musicien et son luth, dans la maison familiale. Un soir comme tant d'autres, il est vingt heures lorsque la voiture d'un ami chauffeur de taxi emporte Alla vers Kenadza. Le soleil s'éteint sur la route droite. A l'entrée de la bourgade, on ne voit que les contours magiques du lavoir de la mine désaffectée et une locomotive miraculeusement préservée de l'usure du temps. La soirée se passe chez un ami, un médecin septentrional, installé dans le Grand Sud, et adopté par la population. Dans le grand salon, tout le monde s'installe sur des matelas posés sur le sol. L'assistance est exclusivement masculine, comme le veut la tradition religieuse dans le Sahara. Alla se met alors à accorder son luth, des heures durant.

Le plus étrange est qu'il joue de son instrument tout en l'accordant simultanément, car, pour lui, accorder le luth n'est pas une simple opération technique. Au moment où il triture les cordes de son instrument, l'oreille collée aux sonorités, il cherche la voie, l'issue par laquelle il s'échappera.

Il peut jouer seul ou accompagné. Il est capable de créer un orchestre dans l'assistance : jerricane, boites d'allumettes, chœur, balancement des corps... tout lui est bon. Le luth d'Alla peut prendre, au gré de l'inspiration, les couleurs de la cithare, celles de la kora ou du guembri (instrument à deux cordes graves venu d'Afrique noire et popularisé dans les années 1970 par le groupe marocain Nass el Ghiwane.)

Découlant de cette liberté d'improvisation, sa musique laisse entrevoir une modernité proche de l'esprit jazzy dans lequel une oreille occidentale classerait volontiers le musicien.

A Bechar, jusqu'en 1968, la France reste présente par le biais de sa base militaire et à travers une vie culturelle importée : orchestres venus de métropole, bals populaires, bistrots...Une ambiance qui ne manque pas alors d'influencer les musiciens de la région. C'est ainsi que l'on peut voir aujourd'hui Hasna, cette fameuse vieille dame noire qui trône dans les mariages avec sa guitare électrique au milieu d'orchestres féminins. Bechar, où l'on peut assister aujourd'hui à des concerts de raï, où dans les années 1960, Boutheldja Belkacem, le Khaled de l'époque, vient d'Oran donner des soirées « Calypso ».

Dans sa ville, la musique d'Alla fait école et porte son nom : le foundou. De son vivant, le père d'Alla est d'ailleurs appelé Embarek Foundou, parce qu'il travaille à cette époque au « fond 2 » de la mine de Kenadza.

Le luthiste va naturellement hériter du surnom paternel, avant de le léguer à sa propre musique (premier album).

Le deuxième album d'Alla, Taghit, fait aussi référence à son géniteur, puisqu'il emprunte son nom à l'oasis dont il est originaire. De plus en plus gaie et malicieuse, sa musique sait prendre le temps du silence et de la réflexion.

La mine de Kenadza, découverte en 1917, transforme cette oasis saharienne en pôle industriel cosmopolite. Le prolétariat accourt de tous les horizons, des hauts plateaux, de Kabylie, du Maroc. On y retrouve des républicains espagnols, des Corses, des Italiens et même des prisonniers allemands de la Deuxième Guerre mondiale... Cette oasis est dirigée par la plus grande confrérie de l'Ouest algérien, au sein de laquelle séjourne Isabelle Eberhardt.

A Kenadza, on fête chaque année le saint patron de la zaouia, Sidi M'hamed Ben Bouziane, au son de la ferda, musique typique, ou du diwan, venu d'Afrique noire et dont Alla s'imprègne également. Le diwan est à l'origine une musique de transe profane puis devenue religieuse. Sa poésie mystique et ses versets coraniques chantés comme une litanie trouvent des adeptes jusque dans les grandes villes du Nord.

Béchar, en même temps que Kenadza, si proches, ont toujours connu une vie musicale diffuse, underground. En effet, il n'est pas de famille où l'on ne touche à la musique, pour le plaisir, où l'on ne gratte un instrument. La proximité du Maroc, les alliances et migrations familiales effacent des frontières culturelles. Le chaâbi de Casablanca, la tradition du melhoun marocain (poésie lyrique amoureuse en semi-dialectal), puis celle du guiwane dans les années 1970 ne restent pas sans influence sur les habitants de Bechar. Alla se souvient des Bouchaïb El Bidaoui, Amar Zahi, Abdelhadi Belkhayat, et surtout du luthiste Brahim El Alami, qui ont constitué son environnement musical.

Il n'est pas exagéré de dire qu'Alla fait école. Ainsi, une multitude de jeunes, plus ou moins connus, s'inspirent de son style ou, plus exactement, de l'esprit de son jeu.

Une improvisation au luth, à partir de quelques thèmes empruntés au musicien, un accompagnement rythmique avec des ustensiles de fortune, et par celui qui le désire, les longs silences impromptus, un égrènement aérien des sons, une derbouka grave et vibrante, frappée à la manière d'une tabla, le tout dans l'intemporalité, la plénitude des instants, des grands espaces... Depuis lors, à partir de Bechar, le foundou essaime.

Il faut dire qu le nombre de cassettes enregistrées par les uns et les autres, au fil des soirées données par Alla, est incalculable. On en dénombre plus de trois cents entre 1980 et 1984. Le son du luth d'Alla ainsi circule dans son pays et au-delà des frontières.

Bernardo Bertolucci, tournant Un thé au Sahara, emporte des enregistrements d'Alla dans ses bagages.

1992 représente un tournant dans la vie et l'itinéraire du luthiste. Cette année-là, il est invité à représenter l'Algérie à un concert donné à l'Unesco. Contre toute attente, notre Saharien jette l'ancre à Paris.

Pour faciliter son installation dans l'Hexagone, l'artiste algérien consent à entrer en studio d'enregistrement, en 1993. Les deux albums suivants sortent respectivement en 1994 et 1996. Il se produit en concert à travers le monde, de Paris à Stockholm, en passant par Bel Horizente (Brésil) et Casablanca. Après le troisième disque, Alla reste délibérément silencieux. Il ne souhaite plus côtoyer un « milieu de requins ». En 2001, Lyndaris Production parvient à le convaincre de faire son retour ; il enregistre Zahra distribué par Night&Day.

Alla demeure plus que jamais l'un des maîtres du luth, d'envergure internationale. L'un de ses pairs, l'Irakien Mounir Bachir, déclare un jour à un groupe de journalistes algériens : « mais vous avez en Algérie un luthiste exceptionnel, dont le jeu échappe aux schémas de la musique arabe ».

Celui du nomade, sans espace précis...


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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Jeu 29 Jan - 0:04

Bedouin Soundclash


C’est en 2001 à Kingston, en Ontario, que le trio explosif Bedouin Soundclash composé de Jay Malinowski (chanteur et guitariste), Eon Sinclair (bassiste) et Pat Pengelly (batteur) voit le jour. Rapidement, le groupe au nom insolite, choisi en référence aux nomades du désert, s’engage dans un univers musical encore inexploré mariant le rock, le soul, le punk et le reggae.

Bedouin Soundclash fait ses premières armes sur les scènes de l’Ontario l’année de sa création. Les trois artistes ne perdent pas de temps et se lancent sans tarder dans l’enregistrement de leur premier album. L’opus voit le jour en 2002 sous le titre Root Fire et se fait remarquer sur la scène musicale underground. L’album séduit les critiques par sa grande richesse musicale, passant du dance-hall au hip-hop. Entre 2002 et 2004, Bedouin Soundclash part en tournée canadienne et en profite pour multiplier les apparitions sur scène. En 2004, la formation revient en force avec son second album, Sounding A Mosaic. Bedouin Soundclash connaît son premier succès commercial et la pièce When The Night Feels My Song se classe numéro un sur les ondes de MuchMusic, en plus de se classer seconde chanson à avoir le plus joué sur les ondes canadiennes en 2005. L’année suivante, le trio donne une prestation à tout casser aux Juno Awards et monte sur scène aux côtés de Black Eyed Peas et Coldplay. De plus, il remporte son premier Juno dans la catégorie Nouveau groupe de l’année. Bedouin Soundclash repart en tournée au Canada et s’envole pour la Grande-Bretagne. À l’été 2007, le trio est de passage au Festival international de jazz de Montréal.
Après de nombreux spectacles hauts en couleur, Bedouin Soundclash récidive en 2007 avec son troisième album, Street Gospels. Les pièces Walls Fall Down et 12:59 Lullaby atteignent le sommet des palmarès radio au Canada. Par ailleurs, la chanson 12:59 Lullaby est sélectionnée pour jouer dans un épisode de la populaire série américaine Grey's Anatomy. À l’automne 2007, Bedouin Soundclash continue sa tournée en Grande-Bretagne. En novembre, le groupe revient au pays. Au mois de décembre, il termine sa tournée avec une dernière prestation à Victoria, en Colombie-Britannique.

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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Mar 17 Fév - 16:20

50 Cent


Des pavés à la gloire, tel est le chemin atypique suivi par le rappeur américain 50 Cent. Issu des quartiers misérables de New York, le protégé d'Eminem est aujourd'hui un artiste autant reconnu et admiré par le public, que craint et haï par le milieu.
Toujours entouré de nombreux gardes du corps qui le protègent des règlements de compte, le jeune homme n'en est pas moins un artiste public très sollicité par la jeunesse américaine puis européenne. Dans la lignée d'un Tupac Shakur (assassiné par balles en septembre 1996), d'un Diddy ou autre Eminem, 50 Cent fait irrémédiablement partie intégrante du monde rap actuel.
Le Queens
Né le 6 juillet 1975 à New York, dans le quartier pauvre du Queens, le jeune Curtis Jackson part dans la vie avec de sérieux handicaps. Handicaps sociaux, familiaux et culturels qui déterminent d'emblée l'ensemble de sa vie. Impossible de sortir de la misère quand on est né noir, pauvre, et dans une famille décimée par la drogue et la violence.

Sa mère, Sabrina, dealer et héroïnomane, est abattue dans des circonstances troublantes. Le jeune Curtis n'a pas dix ans. Alors qu'il n'a jamais connu son père, il se retrouve orphelin et est pris en charge par ses grands-parents. Mais rien ne peut l'éloigner de la rue et de sa cruauté.
La drogue, il l'a toujours connue, et à douze ans, il deale déjà dans les rues de New York, fréquentant les gangsters les plus endurcis et séjournant régulièrement en prison. Il trouve parallèlement réconfort en la musique, le rap devenant dans la rue non seulement un moyen de communication, mais aussi une arme de défense. La joute oratoire fait partie du gang, et qui ne sait pas rapper n'est pas un véritable "bad boy". L'expérience Eminem, racontée dans son film 8 Mile, en est l'illustration parfaite.
Jam Master Jay
Alors Curtis rappe, et se révèle même très doué pour ça. Il reçoit en retour respect et confiance. A dix-sept ans, ses "mixtapes" circulent rapidement sous le manteau et envahissent la rue. Il profite aussi de nombreuses soirées de fête pour se produire en public. Au milieu des années 90, il forme la G-Unit.

Lorsqu'il a vingt ans, il fait la connaissance de Jam Master Jay, du célèbre groupe Run DMC, qui le prend sous son aile et l'introduit dans le milieu du rap. Il signe alors en 1999 sur le label Columbia, jusqu'à ce qu'un premier règlement de compte le fasse exclure de cette même maison de disques.
9 balles

Victime d'une agression et blessé de neuf balles devant la maison de ses grands-parents, en plein coeur du Queens, il s'en sort, tel un miraculé mais acquiert à tout jamais l'image d'un véritable ganster-rappeur. Jam Master Jay n'aura pas sa chance, et sera abattu dans son studio en 2002. Un nom de plus sur la longue liste des victimes du rap américain.
1999 est une année charnière dans la carrière de 50 Cent. A la sortie de Power of the Dollar, le single How to Rob devient un véritable tube. Il attire ainsi l'attention du public et des médias. Désormais sur le devant de la scène, il est très convoité par les professionnels de la chanson.
Get Rich or Die Trying
Eminem, déjà célèbre, le cite en référence dans ses entrevues et participe à sa notoriété grandissante. Les deux hommes se rencontrent et sympathisent. Leur relation devient même professionnelle puisque le rappeur blanc fait participer 50 Cent à la bande originale de son film 8 Mile. Eminem lui propose finalement, avec la participation de Dr Dre, un contrat en or sur son label Shady Records, contrat que 50 Cent ne peut refuser.
C'est sous ce label que sort en 2002 le single Wanksta, qui précède de quelques mois l'album Get Rich or Die Trying, énorme succès mondial. 50 Cent y enchaîne les tubes de In Da Club à If I Can't en passant par 21 Questions et P.I.M.P. et nous livre un album gangsta rap de très haut niveau qui se vend à 11 millions d'exemplaires.

Parallèlement, il participe avec Tony Yayo et Lloyd Banks à la réalisation fin 2003 de l'album Beg for Mercy.
Le massacre d'une culture hip-hop

En 2005 sort le très (trop) médiatisé The Massacre qui encore une fois atteint la première place des hit-parades américains avec le très érotique Candy Shop et un Disco Inferno au clip tout aussi provocateur. La stratégie commerciale de 50 Cent plaît à une certaine partie du grand public mais alimente aussi le lot de ses détracteurs. En effet, la fausse dispute avec son coéquipier The Game en a fâché plus d'un. Une fausse guerre qui dégénère suite au meurtre tragique d'un proche de The Game devant les locaux d'une radio. De plus, suite à son "diss" envers Jadakiss, Fat Joe, Kelis et DMX, sur le morceau Piggy Bank, Curtis se met beaucoup de rappeurs à dos. Le succès lui monte à la tête...

D'autres singles sortiront, dont le très médiocre Just a Lil' Bit et le très bon remix de Outta control avec les Mobb Deep. Puis, c'est autour de Nas, pourtant présent sur deux titres de la compilation Guess Who's Back, d'être insulté par 50 Cent, ce dernier prétextant une entente entre Nas et The Game.
Réussir ou mourir

L'équipe G-Unit s'élargit puisque les Mobb Deep ainsi que les M.O.P. et Mase rejoignent le label, bénéficiant ainsi d'une meilleure promotion pour leurs albums, entraînant une recette conséquente.

En 2005, 50 Cent est le protagoniste du film semi-biographique "Get rich or die tryin'". Les fanatiques du rappeurs ainsi que les amateurs de gangsta movies font de ce long métrage un succès mondial. La bande originale du film, réunissant naturellement les membres de G-Unit Records fait un carton, avec des hits envahissant les ondes comme Window Chopper ou Hustler's Ambitionz. Un bel effort après un album d'un faible niveau.

"Réussir ou mourir" illustre bien la situation actuelle: 50 Cent est menacé de mort par Mc Griff, un mafieux incarcéré pour meurtre, dont le rappeur aurait parlé dans une de ses chansons. De ce fait, il a prévu de déléguer son poste de patron de label à son lieutenant Lloyd Banks, qui le suit toujours dans son monde de businessmen acharnés, au cas où un incident arriverait...

S. Brumont et O. Cunha

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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Dim 29 Mar - 0:57

En un peu plus de 10 ans de carrière, System Of A Down a réussi ce que peu d’artistes sont parvenus à faire : Révolutionner la musique rock par le mélange des styles ! Puisant leur inspiration dans ce que la musique fait de mieux et de plus éclectique , ces quatre américains d’origine arménienne sont et demeureront pour tous un grand mystère. Comment un groupe si underground a-t-il pu passer en si peu de temps d’une petite tournée des clubs de Los Angeles à des millions d’albums vendus et des salles combles partout au monde où ils décident de poser leurs amplis? Le fait est qu’il n’y a pas une seule réponse mais une multitude et c’est en remontant aux origines et prémices du groupe, en se plongeant dans leurs riffs aussi variés qu'efficaces ou encore dans leurs paroles tantôt sérieuses, tantôt déjantées que l’on peut seulement peut-être, espérer trouver une réponse.




SYSTEM OF A DOWN, ou SOAD, est un groupe de nu-métal, constitué de quatre musiciens : Serj Tankian le chanteur, Shavo Odadjian le bassiste, Daron Malakian le compositeur et guitariste et John Dolmayan, le batteur. Tout commence en 1993, lorsque deux groupes doivent répéter dans un même studio, Daron dans l'un, Serj dans l'autre. Très vite leurs goûts musicaux se rencontrent et ils créent ensemble le groupe Soil. Lors d'un concert, le groupe demande à Shavo, connu comme un ami des deux anciens groupes, qui les suit depuis le début, de les manager. Et c'est plus tard, qu'il rejoindra le groupe en tant que bassiste.

Durant l'année 1995 naît le groupe SYSTEM OF A DOWN à Los Angeles, ce groupe tient à garder une éthique, celle du travail hardcore et du son "hard and heavy" avec le batteur John Dolmayan. Le nom du groupe est d'après la rumeur, inspiré d'un poème de Daron nommé "Victims of a down" où ils auraient remplacé le premier mot de celui-ci par "System" car les "victimes font partie intégrante du système" ( by Shavo ), rappelant une fois de plus, qu'il s'agit bel et bien d'un groupe engagé, et si vous en doutez encore, écoutez donc BYOB ( Bring Your Own Bombs ) qui cible les dirigeants du monde en particulier l'instigateur de la guerre en Irak. C'est d'ailleurs par ce titre que Mezmerize sera lancé sur les ondes.
Le producteur Rick Rubin les remarque alors, et ils signent en 1997 chez American Recordings, c'est un an plus tard que leur premier album sortira, s'écoulant à plus de 850 000 exemplaires, ce qui fait de SOAD un groupe résolument talentueux, et très prometteur. Ils enchaînent ensuite sur une tournée mondiale avec un des groupes de métal le plus connu à l'époque, Slayer.

Si ce premier album a très bien marché, c'est le second, Toxicity ( sortit en 2001 ), qui fut la consécration et fit monté le groupe en popularité auprès du public à une vitesse fulgurante avec notamment les titres : "Chop Suey","Aerials" et "Toxicity"... Le groupe SYSTEM OF A DOWN est habitué aux carrières parallèles de ses membres : comme Serj Tankian en 2003 qui créé le side-project "Serart" et celui auquel s'attèle actuellement Daron Malakian, intitulé "Scars on Broadway"...Et le nouvel album solo de Serj Tankian intitulé "Elect The Dead" sorti fin 2007...
Quand aux tournées, ils en ont fait une en 2005, en Europe, avec deux dates en France, le 31 mai à Lyon et le 1er juin à Paris. Les rumeurs courts comme quoi ils s'accorderaient une petite pause avant d'en refaire une. Ainsi, il n'y a donc aucun concert programmé à ce jour.

Le premier album de SYSTEM OF A DOWN est très bien accueilli par le public. En effet, celui-ci est surpris par le groupe en général qui alterne les rythmes, lents et rapides, abuse des sons électroniques mais enfin et surtout par la voix du chanteur. Cette voix qui va de l'aigüe au grave, capable de faire des effets inimaginables, nous aura tous fait tressaillir. Cet album est qualifié d'excellent et d'original. On a dit pendant un temps que l'originalité de ce groupe avait fait de lui le meilleur groupe "trash du moment" avec ces riffs puissants, très carrés... Et enfin cette pêche incroyable que le groupe entier dégage par la musique mais aussi par ses clips...
Vient ensuite l'album Toxicity . Si SOAD avait surpris et plu au public dans le passé, cet album en a médusé plus d'un ! Place aux riffs imprévisibles, et aux instruments traditionnels de leur folklore... On sent une évolution du groupe qui demeure dans les numéros 1 de la scène néo-métal internationale. Dans ce second opus, Serj instaure sa place de chanteur exceptionnel et inimitable au rang mondial, quant à Daron il s'impose comme un guitariste admirable d'originalité et de talent.
Steal this album !, ou encore Vole cet album !, regroupe des inédits du groupe entre 1995 et 2001, mixés par Andy Wallace ( d'où l'album du retour à l'équipe gagnante du second opus ). Pendant 16 plages excellentes, le groupe fulmine ( cf : F**k the system ), dénonce une certaine guerre, les dirigeants du monde en particulier un Américain ( cf : Boom ! ) et enchaîne sur des ballades de Serj accompagnés par Daron ( cf : Roulette ). SYSTEM OF A DOWN critique la guerre et le pouvoir ainsi que la société de consommation et le monde actuel,SOAD reste donc le groupe engagé de ses débuts. Le quartet par son non-appartenance à un mouvement bien définit ( bien que rangé majoritairement dans le néo-métal ) voit son hystérie des premières années s'amenuiser...
On voit ensuite venir Mezmerize , sensé être le digne successeur de Toxicity , que la majorité des fans trouveront bien mais pas tout à fait à la hauteur, et dont on ne peut pas parler en oubliant l'opus Hypnotize . En effet, Mezmerize et Hypnotize sont deux albums diptyques et indissociables, sortis à 6 mois d'intervalle durant l'année 2005. Il s'agit là d'une paire conceptuelle ayant des rapports au niveau du design, de l'artwort (réalisé par Vartan Malakian, le père de Daron) et du style musical. De plus, il est notable que l'intro de Mezmerize trouve sa conclusion parfaite dans la dernière plage de l'album Hypnotize . Ce dernier album existe en deux versions : la simple et le dual disc (un CD "recto/verso"), qui comporte, en plus des différentes chansons, une vidéo (située sur le verso du disque) où les fans peuvent voir la conception de ces deux opus. Ces albums, enivrant quoi qu'en disent certains, sont finalement plus artistiques que ceux du début, avec une amélioration du chant notable avec la symbiose parfaite de Serj et Daron.

Pour ma part, la première écoute de ce groupe était loin de m'avoir convaincu, trop brutale tout d'abord, et trop excentrique aussi. A force de les entendre, j'ai appris à apprécier le travail et le style musical de SYSTEM OF A DOWN, sur l'album Mezmerize principalement, en particulier la folie qui s'empare de "Radio-Video". Même si pour beaucoup cet opus ne vaut pas Toxicity , je le trouve plus recherché, moins hystérique... Ce groupe est fait pour durer, personne ne dira le contraire, et c'est leur originalité et leur excentricité qui ont fait ce qu'ils sont aujourd'hui.

Discographie:

* System of a Down (1998)
* Toxicity (2001)
* Steal This Album! (2002)
* Mezmerize (2005)
* Hypnotize (2005)
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MessageSujet: Re: BIO Chanteurs et musiciens   Mar 7 Avr - 15:47

Khaled : Biographie

C'est le 29 février 1960 que Khaled, de son vrai nom Hadj Brahim Khaled, naît à Sidi-El-Houari, dans la banlieue d'Oran, en Algérie. Fou de musique, il puise dans le folklore de l'Ouest algérien et la musique moderne oranaise.
Son père, garagiste, n'a pas spécialement envie qu'il prenne cette voie, surtout quand il apprend que Khaled chante à son insu dans des mariages

Son premier 45 tours, Trig El Lici (littéralement "Sur la route du lycée") paraît alors qu'il n'a que seize ans sous le nom de Cheb Khaled. Gros succès même si le jeune homme n'en retire aucun dividende, vivant de petits boulots comme garçon de café ou cordonnier. Il devient vite chef de file des "chebs" (jeunes) algériens, étant l'un des premiers ambassadeurs du raï et n'hésitant pas à briser quelques tabous en parlant d'amour, de filles, d'alcool et de liberté dans ses chansons.

Trois ans plus tard, c'est une star dans tout le pays et la jeunesse branchée, surnommée "Tchi Tchi", le porte aux nues. Mais des éditeurs peu scrupuleux profitent aussi de sa naïveté pour mettre sur le marché des dizaines d'enregistrements à son nom. Ce qui fait qu'après cinq réels disques, Cheb Khaled n'a toujours pas un sou en poche et rêve d'un meilleur destin.

Invité avec insistance Cheb Khaled arrive en France en 1986. Il commence par se produire lors d'un festival de raï à Bobigny, près de Paris et y rencontre son futur manager, Djilali Ourak. Il lui permet de publier Hada Raïkoum, déjà paru en Algérie, puis de partir en tournée. Deux ans s'écoulent avant que Khaled n'enregistre Kutché, son premier disque réalisé en France et produit par Martin Meissonnier, spécialisé dans la World music.

Khaled laisse tomber le "Cheb" de son pseudonyme et part à la conquête du monde. Il sillonne l'Europe, passe au Japon et représente la chanson francophone lors du World Summer Festival de New York en 1991.

Mis en boîte entre Bruxelles et Los Angeles, l'album Adidi comprend le tube Didi qui se classe en tête des ventes et le fait découvrir au grand public. Un titre qui est aussi n°1 en Egypte, en Arabie Saoudite et en Inde ! Dans ce disque en langue arabe, vendu à un million et demi d'exemplaires dans le monde, Khaled rend aussi hommage à Oran avec Wahrane.


En 1994, Khaled reçoit un César pour la bande originale du film "1,2,3 Soleils" de Bertrand Blier. En 1995, il obtient la Victoire de la musique dans la catégorie "artiste francophone de l'année" et s'attire la sympathie de tout le métier.

Il crée avec le chanteur Idir l'association "Algérie la vie" et organise un grand concert de soutien le 22 juin 1995, au Zénith de Paris. Salle comble.


C'est Jean-Jacques Goldman qui écrit pour lui Aïcha, en 1996. Un single qui est un nouveau gros tube et grâce auquel il décroche un an plus tard une nouvelle Victoire de la musique (chanson de l'année). Ce titre en français est tiré de l'album Sahra, enregistré entre la France, Los Angeles et la Jamaïque ! Khaled réussit un autre carton avec le titre Le jour viendra composé aussi par Goldman. On note également un duo entre Khaled et IAM sur la chanson Oran - Marseille.

Sa tournée franco-européenne est un triomphe et après une parenthèse cinématographique ("100% Arabica") en 1997, il se produit devant quinze mille personnes en délire pour la soirée "1,2,3 Soleils". Avec lui, ce soir là à Bercy, Faudel et Rachid Taha. Ce concert exceptionnel du 26 septembre 1998 est gravé en cd et dvd.

Khaled multiplie alors les apparitions dans divers festivals, rentre en Algérie pour régler quelques problèmes juridiques avant de mettre en boîte Kenza, du nom de sa seconde fille. Il y reprend Imagine de John Lennon. Il la chantera avec elle en 2002, dans le cadre somptueux du Colisée, à Rome. Goldman lui offre deux nouvelles compositions et Khaled découvre de nouveaux horizons comme le Brésil !

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