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 Abdelkader El Djazaïri

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MessageSujet: Abdelkader El Djazaïri   Ven 7 Nov - 14:10

« Son teint blanc a une pâleur mate; son front est large et élevé. Des sourcils noirs, fins et bien arqués surmontent les grands yeux bleus qui m'ont fasciné. Son nez est fin et légèrement aquilin, ses lèvres minces sans être pincées; sa barbe noire et soyeuse encadre légèrement l'ovale de sa figure expressive. Un petit ouchem entre les deux sourcils fait ressortir la pureté du front. Sa main, maigre et petite, est remarquablement blanche, des veines bleues la sillonnent; ses doigts longs et effilés sont terminés par des ongles roses parfaitement taillés; son pied, sur lequel il appuie presque toujours une de ses mains, ne leur cède ni en blancheur ni en distinction. .

« Sa taille n'excède pas cinq pieds et quelques lignes, mais son système musculaire indique une grande vigueur. Quelques tours d'une petite corde en poils de chameau fixent autour de sa tête un haïk de laine fine et blanche; une chemisé en coton et par-dessus une chemise de laine de même couleur, le haïk, qui après avoir fait le tour de la tête enveloppe le corps, et un burnous blanc recouvert d'un burnous brun, voilà tout son costume. Il tient toujours un petit chapelet noir dans sa main droite. Il l'égrène avec rapidité et lorsqu'il écoute sa bouche prononce encore les paroles consacrées à ce genre de prière.
« Un mélange d'énergie guerrière et d'ascétisme répand sur sa physionomie un charme indéfinissable.
« Sa physionomie est on ne peut plus mobile, et malgré l'empire qu'il exerce sur lui-même, elle reflète les sensations qui agitent son esprit ou son cœur.
«« Quand il cause avec ses amis, en dehors des questions d'État ou de religion, sa gaîté est franche et communicative. Il a même un penchant à la moquerie.
« Il ne parle jamais de son père Sidi Mahhi ed Din sans que ses beaux yeux se mouillent de larmes. Il adore sa mère, pour laquelle il professe le plus profond respect.

« La fortune personnelle d'Abd el Kader se compose de l'espace de terre que peuvent labourer dans une saison deux paires de bœufs. Il a un troupeau de moutons dont la chair sert aux hôtes qui viennent demander l'hospitalité à sa tente et dont la laine suffit pour tisser ses vêtements et ceux de sa famille, burnous, haïk, aâbêia. II possède en outre quelques vaches qui lui fournissent le lait et le beurre nécessaires à ses hôtes et sa consommation; quelques chèvres et quelques chameaux. Sa mère, qui vit avec lui, sa femme et les femmes de ses serviteurs intimes qui composent sa maison particulière, tissent elles-mêmes ses vêtements.

« Il se nourrit. donc, même quand il est en tournée ou en campagne, de ses produits personnels.
« Il s'intitule inspecteur de la chambre du trésor. Il en est le gardien le plus économe et le plus vigilant. Il n'y puise jamais pour ses besoins personnels, excepté pour l'achat de ses chevaux et de ses armes.

« Là ne se bornent point les exercices religieux d'Abd el Kader. Il se livre à des méditations entre chaque prière, égrène constamment son chapelet et fait chaque jour, dans sa tente ou à la mosquée quand il se trouve (par hasard) dans une ville, une conférence sur l'unité de Dieu. Il passe pour être un des théologiens les plus érudits de l'époque.
« Il jeûne au moins une fois par semaine. Je ne sais si j'ai dit qu'il proscrit l'usage du tabac à fumer et tolère à peine le tabac à priser. Il s'accorde rarement les douceurs du café. Dès qu'il voit qu'il serait disposé à en prendre l'habitude, il s'en prive pendant plusieurs jours.
« Ses repas sont pris avec une extrême promptitude. Il a proscrit toute espèce de raffinements. Du couscoussou, de la viande bouillie et rôtie, des galettes au beurre et quelques légumes ou fruits de la saison. Pour boisson du l'ben (petit-lait aigre) ou de l'eau. »

Léon ROCHES. - Dix ans à travers l'Islam. 1834-1844. Paris, Perrin et t .Léon 1904, in-18, p. 66-67, 112 à 114.
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MessageSujet: Re: Abdelkader El Djazaïri   Lun 26 Avr - 11:06

Fi el difa3 3an el Emir Abdouh el faqir Abdelkader bnou Mahiedinne

Abdelkader ben Muhiedinne fut un vrai héros, ceux-là qui tentent de l'opposer à Ahmed-Bey (et je suis fils de Constantine) ne font pas oeuvre d'historiens mais d'apprentis idéologues, diviseurs de ce grand pays qui est le nôtre. Que n'a t-on dit à propos de l'Emir ! Qu'il fut contre Ahmed-Bey, qu'il fut Franc-maçon, que sa foi n'était pas saine et ultime outrage à sa mémoire qu'il fut traitre !
Jamais Abdelkader ne fut traitre à son pays, il n'a jamais offert Constantine à la France ni en 36 ni en 37, chacun des deux Hadjs, Si Ahmed et Si Abdelkader, organisait la résistance au niveau de sa région, ce qui déjà n'était pas une mince affaire, ni l'un ni l'autre ne pouvaient dégarnir leur "front" respectif, sans mettre en danger l'ensemble. S'il fallait pousser la logique du doute, on ne tarderait pas aussi à accuser Ahmed-Bey de ne pas avoir aidé L'Emir.

Quant à sa relation avec l'ennemi, si l'Emir fut traité comme il le fut c'est à dire emprisonné en France puis exilé à Damas, c'est justement à cause de sa "dangerosité", de son charisme et, disons le, de ses qualités exceptionnelles qui forçaient le respect et la déférence de ses ennemis.

Pour rappel, Ahmed-Bey et Lalla fathma n'soumer se sont aussi rendus.

Quant aux insignes et médailles qu'il a eu à porter et que certains brandissent comme un "témoignage" de sa "félonie"ils lui furent décernés à Damas pour avoir sauvé des vies humaines, pour avoir donner l'aman à des familles chrétiennes injustement pourchassées pour leur foi, geste à l'honneur de l'Islam et de l'Algérie.

Je crois sincèrement, que ce que certains aigris reprochent à l'Emir, a posteriori, dans le confort de l'histoire présente, c'est ses idées de tolérance, d'ouverture et d'élévation au dessus des contingences; c'est son intelligence, sa noblesse d'âme et son soufisme, ainsi que sa loyauté une fois qu'il eut à donner sa parole de ne plus combattre.

Il est vrai que dans le manichéisme ambiant, une noble figure, toute en nuances, d'un immense héros comme Si El Hadj El Emir Abdelkader ben Muhiedinne El Djazairi, Allah yarhmou, détonne.

Il est vrai aussi, que dans la vaste campagne de dénigrement dont font l'objet et l'Algérie et ses héros, pour asseoir les thèses néo-coloniales, que certains défendent sans savoir, qui à travers le panislamisme, qui à travers l'autonomie régionaliste, qui à travers l'Arabisme, qui à travers je ne sais quoi encore, il est de bon ton de trainer dans la boue l'honneur de celui qui dix-sept ans durant combattit une des plus grandes puissances mondiales de l'époque.

Iqbal

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